PYTHAGORE
Pytbagore, Grec dlonie, né à Samos en 584, fonda à Crotone une association philosophique, mystique et politique- Les pythagoriciens ac-
Suirent une grande influence a Crotone et dans d'autres colonies grecques Italie. Leur association fut persécutée et dispersée, et Pytha^ore fut tué àlfétapont en 504. Les principaux disciples de Pythagore furent Philolaûs et Archytas de Tarente.
« Pythagore partageait de cette manière les différents temps de la vie. U donnait vingt ans à l'enfance, vingt à l'adolescence, vingt à la jeunesse, et autant à la vieillesse; ces différents âges correspondaient aux saisons, l'enfance au printemps, Padolescence à l'été, la jeunesse à l'automne, la vieillesse à l'hiver. Selon Timée, il fut le premier qui avança Que les amis doivent avoir toutes choses communes, et qui dépeignit lamitié ime égalité de biens et de sentiments. Conformément au principe du philosophe, ses disciples se dépouillaient de la propriété de leurs biens, mettaient leurs facultés en commun, et s'en faisaient une fortune à laquelle chacun avait part avec autant de droit que tout autre. Il fallait qu'ils observassent un silence de cinq ans, pendant lesquels ils ne de- Taient être attentifs qu'à écouter. Aucun n'était admis à voir Pythagore qu'après cette épreuve finie. Alors ils étaient conduits à sa maison, et avaient la permission de fréquenter son école.
« ... Apollodore rapporte qu'il immola une hécatombe lorsqu'il eut découvert que le carré construit sur le côté de l'hypoténuse du triangle rectangle est égal aux deux autres.
« ... Il défendait de tuer les animaux, comme ayant en commun avec les hommes un droit à cause de Tàme dont ils sont doués aussi bien que nous. Rien n'est plus fabuleux que ce conte ; mais ce qu'il y a de vrai, c'est qu'il recommandait l'abstinence de toute viande, afin que les hommes s'accoutumassent à une manière de vivre plus commode, qu'ils se contentassent d'aliments sans apprêt, qu'ils s'accommodassent de mets qui n'eussent pas besoin de passer par le feu, et qu'ils apprissent à étancher leur soif en ne buvant que de l'eau claire. Il insistait d'autant plus sur la nécessité de sustenter le corps de celte manière, qu'elle contribue à lui donner de la santé et à aiguiser l'esprit. »
DiooÈNB Laerge, trad. Lefèvre.