‹ Extraits des grands philosophesChapitre 244 sur 331 · XXX. — Esthétique de Kant. — Le beau · texte numérisé non relu

XXX. — Esthétique de Kant. — Le beau

Le jugement de «goût.n^est pas ua jugement de connaissance;

A^t pdint, par ^nséqlieûty logi<i>âey iMAs esthétique )*ele¥ant

) la Bdnsibilité.

Le goût est la faculté de Juger S^n obj^t 6a d'une teprétrenta-

on pour uÀe satisfactiofi dégagée de tout iMérêt. L'objet d'tiue

ii!iblable satisfaction s^ppelle beau....

L<^^ué je ^otitÉe utie ^ûse pouf brile, Teïige Àes atftt^é le

èmè «emâtttent. Le beau est ce qui plaît ^niVè'rselleinènt «i^ans

Hsceçt...

Là nature est belle quand elle làit Pèffet dé Tiàrt ^ Tàrt à wa

ur né peut êt^ appelé b^u "^é si, quoique nous àyoà^ Wà-

ience que c'est de Tari, il ùo'ù's fait reflet dé là nature.

Pour juger une beauté naturelle comtoe tellè^ je à*al pas bésknn

avoir préàlaWenïent utte coiîrèeptioii abslfaîtè de ce que doit

te la dbôsè...

ixXl. -^ La twéste.

Le premier rang entte tous les atts apjpartiént à là poésie (qui oit presque entièrement son Mgiïié au génie et qui ne se laisse uète diriger par des règles 6u pa^ déto exemples). ËUe ététtd esprit eu mettant l'imagination en liberté, tsn présentant, à occasion d'tttt cotiCept donné, pàftïii Titifinie Variété dés formes ui peuvent s'aècorder avec ce Iftoncèpt, telle qui en lie l'texhîition à une abondance de pensées à laquelle aucune expression l'est parfaitement adéquate, et en s^élevant ainsi esthétiquement

des idées. Elle le fortifie en lui faisant sentir cette faculté îbre, spontanée, indépetldante des conditions de la nature» par siquelle il considère et juge la nature comme un phéilomëné, 'après des vues que celle-ci tié pirésente p^^ ^1^6 même dans expérience ni au sens, ni à Tentendement, et par laquelle, par ^nséquent, il en fait comme un extrême dû supra-sensible. Ue joue avec l'apparence qu'elle produit à son gré, mais sans "omper par là ; car elle donne Pexèrcicé auquel elle se livre ^uriin simple jeu, mais pour un jeu qui doit être dirigé par entendement et lui être conforme. — L'éloquence, si nn entend it là l'art de persuader, c'est-à-dire de tromper pat une belle ;>parence {ars oraioria), et non pas simplétnenl l'art de bien i^ (l^éloqùënçe proprement dite et le std[e), èette éloquence U Une dialectique qui ne s'éloigne de la poésie qu'autant que ila lui est nécessaire pour séduire les esprits en faveur de orateur et leur ôter la liberté ; on ne peut, par conséquent, en

conseiller l'emploi dans Tenceinte du tribunal, ni dans la dlaire, Car, quand il s^agit des lois civiles, des droits de certains va&» vidus, quand il s'agit d'instruire sérieusement les esprits dans l'exacte connaissance de leurs devoirs et de les disposer à In observer consciencieusement, il est indigne d'une si importante entreprise de laisser'* paraître la moindre trace de ce luxe de l'esprit et de l'imagination qui peut convenir ailleurs, et, à plus forte raison, de cet art de persuader et de séduire les esprits, qui peut sans doute être employé pour une fin légitime et louable, mais qui a le tort d'altérer la pureté intérieure des maximes et des dispositions de l'esprit, quoique Faction soit objectivement légitime. Il ne su£B.t pas de faire le bien, il faut le faire par ce seul motif que c'est le bien. D'ailleurs le concept de ces sortes de choses humaines, quand on l'expose clairement, qu'on fait vivement ressortir par des exemples et qu'on se montre fidèle aux règles de l'harmonie et du langage ou de la convenance de l'expression, ce seul concept a déjà sur les esprits, relativement aux idées de la raison (qui en même temps constituent l'éloquence), une influence assez grande par ellemème, pour qu'il ne soit pas nécessaire d'y ajouter les machines de la persuasion, et celles-ci, pouvant être tout aussi Uefi employées à embellir et à cacher le vice et Terreui^, ne peuvent empêcher qu'on ne soupçonne secrètement quelque ruse de l'art. Dans la poésie tout est loyal et sincère. Elle se donne poor un simple jeu de l'imagination qui ne veut plaire que par sa forme, en l'accordant avec les lois de l'entendement ; elle ne cherche pas à le surprendre et à Ip séduire par une exhibition sensible.

Critique du jugement, trad. Barni, pag. 287.

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