XXXII. — Le beau, symbole de la moralité
Le beau est le symbole de la moralité, et c'est seulement soos ce point de vue qu'il plaît et qu'il prétend à l'assentiment universel, car l'esprit s'y sent comme ennobli, et s'élève au-dessus de cette simple capacité en vertu de laquelle nous recevons avec plaisir des impressions sensibles, et il estime la valeur des autres d'après cette même maxime du jugement. C'est Vintelligible que le goût a en vue, c'est vers lui en effet que conspirent nos facultés de connaître supérieures, et sans lui il y aurait contradiction entre leur nature et les prétentions qu'élève le goût. Dans cette
allé, le jugement ne se voit plus, comme quand il n'est gu'emigue, soumis à une hétéronomie des lois de rexpérience : il se ine à lui-même sa loi relativement aux objets d*une si pure isfaction... Il se voit lié à quelque chose qui se révèle dans le et même et en dehors du sujet, et qui n'est ni nature ni libermais qui est lié au principe de cette dernière, c'est-à-dire avec mpra-sensible, dans lequel la faculté théorique se confond avec faculté pratique, d'une manière inconnue, mais semblable JT tous...
Critique du jugement^ trad. Bami, tome I, p. 336.