I. -* Des associations latentes
[1 arrive quelquefois que nous voyons une idée s'élever immé- .tement après une autre dans la conscience sans pouvoir nener cette succession à une loi d'association. Or, en général, as ces cas nous pouvons découvrir, par une observation attentive, e ces deux idées, bien que non associées entre elles, sont aicune associées à certaines autres idées ; de sorte que la série rait été régulière, si ces idées intermédiaires avaient pris dans conscience leur place entre les deux idées qui ne sont pas imîdiatement associées. Supposez, par exemple, trois idées B, G ; supposez que les idées A et G ne peuvent se suggérer ne l'autre immédiatement, mais que l'une et l'autre sont »ociées à l'idée B, en sorte que A suggère naturellement B, et B turellement G. Or, il peut arriver que nous ayons conscience de et immédiatement après de G. Gomment expliquer cette anotlie ? on ne le peut que par le principe des modifications entes. A suggère G, non pas immédiatement, mais par Tinter- ^diaire de B ; mais comme B, de même que la moitié du minium visible et du minimum audibile, ne se présente pas dans la
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consdeBce, nous pouvons le considérer comme non existonL n y a un fait de mécanique que tous connaissez probaUemenl Si des billes de billard sont placées en ligne droite, se touchait l'une Tautre, et si l'on pousse une bille contre celle qui forme h tète de la ligne, qu'arrive-t-il ? le mouvement de la bille ne m divise pas dans la rangée des billes ; Teffet auquel nous anriooi pu nous attendre à priori n'arrive pas, mais l'impulsion setrammet à travers les billes intermédiaires, qui restent chacune en place, à la bille située à l'autre bout de la ligne, et cette biDe seule suit l'impulsion. Il semble qu'il se passe souvent quelque chose de semblable dans le cours de la pensée. Une idée suggère immédiatement une autre idée dans la conscience. — La suggeh tion agit à travers une ou plusieurs idées qui ne se présentent pas elles-mêmes dans la conscience. Les idées qui éveillent et celles qui sont éveillées correspondent à la bille qui frappe et i celle que le mouvement détache de la file ; tandis que les idéei intermédiaires dont nous n'avons pas conscience, mais qui effectuent la suggestion, ressemblent aux billes intermédiaires qd restent immobiles tout en transmettant le mouvement. 11 me jM à l'esprit un cas dont j'ai été récemment frappé. Je pensais» Ben Lomond, cette pensée fut immédiatement suivie de la pensif du système d'éducation prussien. Or, il n'y avait pas moyen di concevoir une connexion en ces deux idées en elles-mêmes. &• „ pendant un peu de réflexion m'expliqua l'anomalie. La (ternièn| ^*
fois que j'avais fait l'ascension de cette montagne, j'avais rencontré à sou sommet un Allemand, et bien que je n'eusse pas coo* science des termes intermédiaires entre Ben Lomond et les écota de Prusse, ces termes étaient indubitablement — Allemand- Allemagne, — Prusse, — et je n'eus qu'à les rétablir pour rento évidente la connexion des extrêmes.
Hamilton, Lectures on Métaphysics, I, 352.