II. — L*idée de cause et le principe de causalité
Quand nous apprenons, qu'âne chose commence à existefi 1 y^ nous sommes contraints par les lois de notre intelligence « Iù^ croire qu elle a une cause. Mais que veut dire cette expressionavoir une cause ? Si nous analysons notre pensée, nous trouvent que cela signifie simplement que, puisque nous ne pouvons Ji' "oncevoir le commencement d'une nouvelle existence, il ^ tout ce qu'on voit apparaître ait existé auparavant sonsoi»
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!3re forme. Nous sommes tout à fait incapables de concevoir e le contingent d'existence puisse augmenter ou diminuer, me part, nous sommes incapables de concevoir que rien donne quelque chose, et d*autre part, que quelque chose devienne Q. Quand on dit que Dieu crée de rien, nous nous représentons proposition en supposant qu'il tire l'être de soi-même ; nous Lsidérons le Créateur comme la cause de Tunivers. L*apho<* me : Ex nihilo nihil, in nihilum nil posse reverti^ exprime 18 sa forme la plus nette le phénomène intellectuel de la isalité.
)n conçoit donc qu'un effet et ses causes sont absolument la »me chose. Nous croyons que les causes contiennent tout ce i est dans l'effet, et que l'effet ne renferme rien de plus que ce i était contenu dans les causes. Exemple : un sel neutre est un et de la combinaison d'un acide et d'un alcali. Nous ne pouvons s concevoir que dans cette combinaison une nouvelle existence ; été ajoutée, et nous ne pouvons pas non plus concevoir qu'une istence ait été supprimée. Autre exemple : la poudre à canon t l'effet d'un mélange de soufre, de charbon et de nitre, et ces 3is substances sont aussi des effets, des résultats de constituants js simples dont on connaît, ou dont on peut concevoir, l'exisice. Or, dans cette série de combinaisons, nous ne pouvons s concevoir que quoi que ce soit commence à exister^ Nous nmes forcés d'admettre que la poudre à canon contient la même otite d'existence que ses constituants élémentaires en conte* ient avant la combinaison. Mettons le feu à la poudre. Pouvons* \is concevoir que l'existence ait été diminuée par la destruction xn seul élément existant auparavant, ou accrue par l'addition in seul élément qui jusque-là n'existait pas dans la nature ? '^n^a mutantur ; nihil interitj c'est ce que nous pensons, ce e nous devons penser. C'est là le phénomène mental de la usalité : nous nions nécessairement que l'objet qui semble cnmencer d'être, commence en réalité ; et nous identi- ^s nécessairement son existence présente avec son existence Bsée.
Cfous sommes incapables de concevoir qu'un atome puisse solument être ajouté à l'ensemble des existences ou en être solument retranché. Faites l'expérience. Formez- vous une tien de l'univers ; pouvez-vous après cela concevoir que la entité d'existence dont l'univers est la somme est augmentée amoindrie ? Vous pouvez concevoir la création du monde aussi
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clairement que tous pouvez concevoir celle d'un atome, qu'est-ce qu'une création ? Ce n*est point le passage de rien i quelque chose. Loin de là, la création n'est connue et conceTabk par nous que comme dégagement d'une nouvelle forme d'exiltence, par le fiât de la Divinité. Supposons l'instant même de h création. Pouvons-nous nous figurer qu'un instant après qm Vunivers est devenu un être manifeste, il y ait eu un plus grand contingent d'existence dans Vunivers et son Auteur pris ensemik^ qu'il n'y en avait un moment auparavant dans la Divinité ftwft seule ? Nous ne pouvons pas nous le figurer. Ce que je viens de dire de nos conceptions de création est vrai de nos conceptions de l'anéantissement. — Nous ne pouvons pas concevoir d'anéantissement réel, nous ne pouvons pas nous figurer qu'une chose tomlie à l'état de rien.