Ne à Qéraclée^ le rival de Parrhasius
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qu'une petite partie des vastes éléments. Crois-tu avoir eu le bonheur de ravir l'intelligence qui ne se trouve nulle part en particulier? Et tant de choses magnifiques, si bien multipliées, si bien ordonnés, te semblent-elles l'ouvrage d'un aveugle hasard ? — Oui ; car enfin je ne vois pas les créateurs, comme je connais les artisans de ce qui est sur la terre. — Tu ne vois pas non plus ton âme, qui est la souveraine de ton corps : d'après ton raisonnement, dis donc aussi que tu fais tout par hasard, et rien avec intelligence....
Sache, mon ami, que ton esprit, tant qu'il est uni à ton corps, le gouverne à son gré. Il faut donc croire aussi que la sagesse qui vit dans tout ce qui existe gouverne ce grand tout comme il lui plaît. Quoi ! ta vue peut s*étendre jusqu'à plusieurs stades, et l'œil de la Divinité ne pourra tout embrasser ! Ton esprit peut en ! même temps s'occuper des événements d'Athènes, de l'Egypte et ] de la Sicile, et l'esprit de Dieu ne pourra songer à tout en même ' temps I
En servant les hommes tu apprends à connaître s'ils sont susceptibles de reconnaissance ; en les obligeant, s'ils sont dis- , posés à t'obliger à leur tour ; en les consultant, s'ils ont de h prudence. Révère donc les dieux ; tu sauras alors s'ils veuleni t'éclairer sur ce qu'ils ont caché à notre faible raison ; alors tu reconnaîtras que telle est la grandeur de l'Etre suprême, qu'il voit tout d'un seul regard, qu'il entend tout, qu'il est partooi» qu'il porte en même temps tous ses soins sur toutes les parties di l'univers (1).
Rro^dence et l'optimisme eliex Socraite.
Le Dieu suprême qui dirige et soutient cet univers, celui 6lj qui se réunissent tous les biens et toute la beauté ; qui, notre usage, le maintient tout entier dans une vigueur et jeunesse toujours nouvelle; qui le force d'obéir à ses plus vite que la pensée, et sans s'égarer jamais, ce Dieu est blement occupé de grandes choses, mais nous ne le voyons
gouverner.
Considérez que le soleil, qui semble exposé à tous les ie*| gards, ne permet pas qu'on l'envisage ; quiconque porte sur h un œil téméraire perd aussitôt la vue... Si dans notre faib