SOGRATE ET LES SOCRATIQUES
nature quelque chose nous rapproche des dieux, c'est notre âme, sans doute : il est clair qu'elle règne en nous ; cependant elle n'est pas visible. Réfléchissez, et ne méprisez pas les substances invisibles ][ à leurs effets, reconnaissez leur puissance, . et révérez la Divinité (t).
de» loi» non écrites*
— Connaissez-vous, Hippias, des lois non écrites ? — Sans doute, celles qui régnent dans tous les pays. — Direz-vous que ce sont les hommes qui les ont portées ? — Et comment le dirais-je, puisqu'ils n'ont pu se rassembler tous en un môme lieu, et que d'ailleurs ils ne parlent pas une même langue ? — Qui croyez- Tous donc qui ait porté ces lois ? — Ce sont les dieux qui les ont prescrites aux hommes ; et la première de toutes, reconnue dans le monde entier, ordonne de révérer les dieux.
Identité de la ^ertu et de la science selon Socrate*
, Parmi ceux qui savent ce qu'il faut faire, en est-il qui croient
. devoir s'en dispenser? — Je ne le pense pas. — Connaissez- vous
; des gens qui fassent autre chose que ce qu'ils croient devoir faire î
F —Non. — Ainsi, quand on connaît les lois qui règlent la conduite
' à tenir envers les hommes, on observe la justice ? — Sans doute.
— Et en observant la justice, on est juste ? — Pourrait-on l'être
autrement? — Nous définirons donc le juste celui qui connaît
les lois qu'il doit observer dans sa conduite avec les hommes. —
Urne semble qu*on doit le définir ainsi (2).