‹ Extraits des grands philosophesChapitre 44 sur 331 · C'est-à-dire les choses matérielles · texte numérisé non relu

C'est-à-dire les choses matérielles

SxT. 6fi. Philos. 5

Tobjet pour lequel nous recherchons For, l'argent et tous autres biens, moins un seul qui est aimé pour lui-mâme

Platon. Lysis^ 219 d.

Xn. — Nature de Tamour.

On a dit que chercher la moitié de soi-même, c'est aini pour moi, je dirais plutôt qu'aimer, ce n'est chercher ni moitié ni le tout de soi-même, quand ni cette moitié ni ce t ne sont bons, témoins tous ceux qui se font couper le bras oi jambe à cause du mal qu'ils y trouvent, bien que ces meml leur appartiennent. En effet, ce n'est pas ce qui est nôtre ( nous aimons, je pense ; à moins que l'on appelle sien et \ sonnel tout ce qui est bon, et étranger tout ce qui est mauva car ce qu'aiment les hommes, c'est uniquement le bien. — C

— Comment ! ne faut-il pas ajouter qu'ils aiment que le b soit à eux î — Oui. — Et plus encore, qu'il soit toujours à eu

— Soit. — Ainsi, en résumé, l'amour consiste à vouloir posséi toujours le bien ? — Rien de plus juste. — Tel est l'amour en j

néral.

Ne t'étonne donc plus, Socrate, que naturellement tous êtres attachent tant de prix à leurs rejetons ; c'est que Tardeui l'amour dont chacun est tourmenté sans cesse a pour but l'i mortalité. Platon. Banquet^ 208.

XTII. — La beauté divine, fin de l'amour.

DiOTiME. — Prête-moi maintenant, Socrate, toute l'attenti dont tu es capable. Celui qui, dans les mystères de TAmour, sera élevé jusqu'au point où nous sommes, après avoir parcou] selon l'ordre, tous les degrés du beau, parvenu enfin au teri de l'initiation, apercevra tout à coup une beauté merveilleu celle, ô Socrate, qui était le but de tous ses travaux antérieui beauté éternelle, incréée et impérissable; exempte d'accroisî ment et de diminution ; beauté qui n'est point belle en te partie et laide en telle autre, belle seulement en tel temps et n en tel autre, belle sous un rapport et laide sons un autre, be en tel lieu et laide en tel autre, belle pour ceux-ci et laide pc ceux-là ; beauté qui n'a rien de sensible comme un visage, ^

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