Les Etats oligarchiques et aristocratiques
GIGÉRON. 121
ince et la protection des grands. Ils ne croient pas, d'ailleurs, I excès d'un peuple sans frein soient un motif de repousser, m ensemble, ce caractère d'un peuple libre. Ils disent que, 3uple est uni, et rapporte inviolablement tous ses efforts au t à la liberté commune, rien n*est plus fort, rien n'est plus ible ; que cette union nécessaire est très-facile dans une îque ordonnée de manière à créer le même intérêt pour pie les diversités d'intérêt, l'utilité de Tun opposée à celle tre, produisent des discordes ; qu'ainsi, tant que le sénat té maître, jamais la République n'avait eu de stabilité; que mtage était encore plus rare dans les royautés ; où, comme Bnnius,
La puissance jamais ne peut se partager.
oi étant le lien de la société civile, et le principe de la loi l'égalité, quel droit peut-il rester à une association de ci- , lorsque la condition de ces citoyens n'est pas égale î Si, t, on n*â point voulu mettre l'égalité entre les fortunes, si peut la mettre entre les esprits, au moins doit-elle exister es droits de ceux qui sont citoyens d'une même république, ce, en effet, qu'une cité, sinon une association au partage it ?,..
luant aux autres formes politiques, ces philosophes ne les ; pas dignes des noms qu'elles prétendent s'attribuer. Pourin effet, du nom de roi réservé à Jupiter très-bon, irais-je er un homme avide du commandement, de l'unité de pouît dominant sur un peuple abattu î Pourquoi ne l'appellepas plutôt du nom de tyran î Car il est tout aussi facile à 'an d'être clément qu'à un roi d'être oppresseur. Toute la 3n, pour le peuple, est de servir sous un maître indulgent lel, mais il ne saurait s'épargner de servir. Du reste, comjacédémone pouvait-elle, à Tépoque même de la supériorité due de son institution politique, avoir des rois justes et puisqu'elle recevait nécessairement pour roi l'héritier, quel lût, sorti du sang royal? Quant aux aristocrates, peut-on pter des hommes se décernant eux-mêmes un tel titre, non ^eu du peuple, mais par leurs propres suffrages ? où est-il et, parmi eux, cet homme jugé le meilleur par la science, ents, les travaux ? {De Republica, I.)
122 PHIL080PHIB BOMAINE.
8ÉNÈQUE.
Sénèqae naquit à Cordoue, l'an 4 après J.-C, et Tint très-jeune aTée se père à Rome, où il s'adonna à la philosophie et à l'éloquence. Apr aToir débuté au barreau a^ec un tel éclat que Caligula jaloux Toid le faire mourir, Sénèque se Toua à la philosophie stoïcienne. Plus tu il arriva à la questure, fut exilé par Claude, rappelé par Agrîppin chargé de l'éducation de Néron. On connaît sa vie politique, ses mute sa noble mort.
Ses principaux ouvrages philosophiques sont : Lettres à Lueilius, 1 la vie heureuse. De la colère. Des bienfaits. De la tranquillité d*ôme^ j la constance du sage. De la Providence, Qtiestions naturelles.