DUN8 8GOT
Dons Scot, né en 1275, en Ecosse ou en Irlande^ étudia à Oxford, entra dans Tordre des Franciscains, puis se livra à Tensei^n ement publie. Envoyé par ses supérieurs à Paris en 1304, il y prit le doctorat. Il mourut a Cologne en 1308.
création» oeuvre de volonté libre.
n faut chercher la première contingence dans la volonté divine... parce que la volonté de Dieu est sa volonté.
Les créatures sont produites par Dieu immédiatement par le moyen d'une volonté gratuite,qui n'est affectée par rien d'extérieur, Krit moyen, soit fin.... et par le moyen d'un art effectif et expressif, qui n'est formé par rien d'extérieur, mais qui se forme lui-même par la variété des idées, qui, sans différer de lui-même, leprésente plusieurs choses différentes et contraires, si bien qu'en hi ttout est un ». Duns Scot. In sententiarum librum^ liber B, dise, zxnx, quaest. i. Dererum prindpiis, qusest. i, art. 3.
OEKÂM.
Okkam, né en Angleterre, professa à Paris sous Philippe le Bel. Il écrivit pour Philippe contre les prétentions du Saint-Siège et de BoniÊice VIII. Il écrivit aussi pour l'empereur Louis de Bavière, auquel il disait : a Défends-moi avec Tépée, je te défendrai avec ma plume. » Persécuté, il se réfugia à la cour de l'empereur et mourut à Munich, en 1345. On Tavait surnommé le docteur invincible, dodor invineildlis.
Mou» oe pouv4»u« counattre l*e»«euee de Oleu*
L*honune ne peut connaître ici-bas ni la divine essence, ni la
l60 PHILOSOPHIB DU MOTBN AGE.
divine guiddité (1), ni quoi que ce soit d'intrinsèque à Dieu, ni quoi que ce soit de la réalité de Dieu... La loi de la nature est que Thomme ne connaisse rien en soi, si ce n'est ce qu'il connaît par intuition. Or, quand il fait emploi des seules forcés de la nature, il ne peut, au moyen de Tintuition, s'élever à la connaissance de
Dieu L'essence divine, la quiddité divine peuvent, toutefois,
nous être connues par quelque concept qui leur est propre, concept non pas simple, mais composé ; que nous formons avec d*autres concepts abstraits des choses... Cependant, on ne connaît pas Dieu en soi ; ce qu'on connaît ici-bas, c'est uu autre que Dieu, car tous les termes de cette proposition : aliquod est em sapientia, justitia, charitas, sont certains concepts dont aucun n'est réellement Dieu. Or, les objets de la connaissance, ce sont tous ces termes ; donc on connaît par eux autre chose que Tessence uiéaie de Dieu. Okkam. Sentent, diss.j III, quaest. ii.
GEESON.
Gerson, né à Reims, en 1363, disciple et successeur de Tardent nominaliste Pierre d'Ailly, comme chancelier de TUniversité, fut exilé oo s'exila volontairement à Lyon, où il se fit maître d'école pour les petits enfants, comme on le voit dans son traité Deparvulis ad Deum duemii» Il mourut en 1429. On lui attribue à ioriï Imitation de Jésus-Christ.
Kjom degrés de la connal«»aoee»
Supposons que Tâme ait été, suivant ses mérites, emprisonnée dans un cachot sombre, alî'reux, qui se divise en trois étages, Tétage inférieur, le moyen et le supérieur. Le nom du premier étage est sensibilité; celui du second, raison; celui du troisième, intelligence simple. Les fenêtres de l'étape inférieur ne laissent arriver jusqu'à Tâme aucune lumière, si cenW ici lumière corporelle, celle que contemplent les brutes ellesmêmes. Par les ouvertures de l'étage intermédiaire pénètre quelque lumière plus spirituelle, que Tâme reçoit lorsqu'elle s'élève jusque-là. Enfin, au faite de la prison, à l'étage supérieur, elle peut voir la lumière divine qui, resplendissant aux lieux hauts, s'introduit à travers les étroites fissures de la mu-