‹ Extraits des historiens arabesChapitre 25 sur 45 · S LXV · texte numérisé non relu

S LXV

Nonvenes nëffociations.

Suite de f année 588 [1492 de J. C.J, Boha-eddin remarque que les soldats chrétiens furent en gênerai très - affliges de la retraite de l'armée , et que plusieurs abandonnèrent leurs drapeaux. Bientôt le roi ne fut plus en état de rien entreprendre. Sur ces entrefaites, le comte Henri son neveu, à oui il avait fait e'pouser la veuve du marquis de Tvr , et qui! voulait faire reconnaître roi des colonies chrétiennes.

(i) Bohveddin remarque que ces déHhénûona se firent à chevd et eo rase campagne , et que les Francs ne dëiibëraient pas autrement. Viile-Hardooin fait la même obserration au sujet des croise's qui prirent Constantinople en 1 204 , et Tacite en avait déjà dit autant des Germains. Voyez au reste Gautier Vinisauf, au tome I^ de la Biblio' thèque des Croisades, p. 712.

(2) Le texte arabe est en cet endroit , comme presque par-tout ailleurs, très-confus; nous n'avons pas fait difficulté de suivre Tordre qai nous a paru le plus naturel ; les détails qu'on vient de Hre ont été empruntés aux pages 7 et suivantes et 236 et suivantes de rédition (ie Boha*cddin.

34 B EXTRAITS d'acteurs ARABES

n jusqu'à Tyr sans interruption , et vous garderez ce que n VOUS avez. Tout étant ainsi convenu , ie roi s'embarquera n pour ses états. Si vqus ne voulez pas condescendre à ses 9 désirs, les Francs l'empêcheront de partir, et il sera oblige' 9 de faire ce qu'ils voudront, n

Or, remarquez, ajoute l'auteur arabe, cette singulière politique du roi, qui employait tantôt la douceur et tantôt la violence, a La vérité' est, ajoute-t-il, que ce maudit était alors force de s'en retourner chez lui , et pourtant il t^ voulait pas avoir l'air de céder. C'est Dieu qui nous mit a couvert de sa malice. Non , jamais l'islamisme n'eut à combattre un si re doutable ennemi, un ennemi si ruse et si plein d'audace. «

Boha-eddin rapporte ensuite un trait qui nous montre â quels expediens en était alors réduit Richard. Saladîn recul un députe qui se disait envoyé par un prince de PAsie mineure, pour annoncer que le pape était arrive a Constantin nople avec une armée innombrable , et qu'il se disposait à envahir l'Asie mineure, pour passer de là en Syrie. Sans doute c'était le roi qui avait mis le pre'tendu députe' en avant pour effrayer Saladin. Au reste, le sultan ne se laissa pas imposer par cette nouvelle et il resta inflexible. En vain le roi représenta qu'il avait fait de grandes dépenses pour rebâtir Ascalon, et qu'il ne pouvait censentir à un tel sacrifice; Saladin ofiirit de donner Lidda en dédommagement Ne pouvant venir à bout de s'entendre , les deux princes reprirent les armes.

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