‹ Extraits des historiens français du XIXe siècleChapitre 182 sur 246 · PRISONNIERS MIS A MORT · texte numérisé non relu

PRISONNIERS MIS A MORT

Une autre scène se passait dans la salle Saint-Jean. Les prisonniers étaient là, en grand danger de mort; on s'acharnait surtout contre trois invalides qu'on croyait

ro'ir été les canonniers de la Bastille. L'un était blessé; le commandant de La Salle, par d'incroyables efforts, en invoquant son titre de commandant, vint à bout de le sauver; pendant qu'il le menait dehors, les deux autres furent entraînés, accrochés à la lanterne du coin de la Vannerie, en face de l'Hôtel de Ville.

(le grand mouvement, qui semblait avoir fait oublier Flesselles, fut pourtant ce qui le perdit. Ses implacables accusateurs du Palais-Royal, peu nombreux, mais mécontents de voir la foule occupée de toute autre affaire, se tenaient près du bureau, le menaçaient, le sommaient de les suivre.... H finit par leur céder, soit qu'une si longue attente de la mort lui parût pire que la mort même, soit qu'il espérât échapper dans la préoccupation universelle du grand événement du jour: a Eh bien, messieurs », dit-il, « allons au Palais-Royal. » Il n'était pas au quai qu'un jeune homme lui cassa la tête d'un coup de pistolet.

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