‹ Extraits des historiens français du XIXe siècleChapitre 28 sur 246 · Tome I, p · texte numérisé non relu

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XXX INTRODUCTION

l.iis), malgrré la foii^uo liabituellc à leur vie d'avocat ou de journaliste, tous deux ont. alléuué le dramatique de la Révolution. Ils ont presque éteint la chaleur, la couleur, la variété et la vie qui i-ayonnent dans les documents de l'époque, ces œuvres passioiniées de 1789. Dans la régulière canalisation de leur récit, tout se perd uniformément.

5° CAR.VCTfcIRKS COMMUNS DE CES ÉCRIVAINS

Tous ces historiens se ressemblent en plusieurs points. Ils appartiennent au parti libéral : ce sont des hommes d'opposition au gouvernement contre-révolutionnaire ; le travail est chez eux une manière d'occuper leurs forces et aussi d'essayer et d'exercer leur influence ; leurs études groupent autour d'eux des élèves, des auditeurs, des amis : ils ont une clientèle historique dont ils font aussi un clan politique. — Ils appartieiment par leur origine (Barante excepté) à cette classe moyenne, à cette bourgeoisie honnête et laborieuse dont ils souhaitent l'avènement aux affaires; presque tous exercent des professions libérales : avocats, journalistes, professeurs surtout, ils vivent de leur talent et souvent de leurs livres mômes. — Entin. l'amour des libertés et l'amour-propre de la bourgeoisie donnent à leurs œuvres une inspiration commune. Miguet et Thiers veulent venger la Révolution des écrits de Lacretelle* et des attaques de la Congrégation : ils en écrivent Ihistoire pour justilier les espérances ou assurer les positions du parti libéral. Thierry, en Angleterre, à Reims ou à Vézelay, est l'homme des vaincus. Barante préfère les chroniqueurs hostiles à Louis XI, alors le type consacré du despotisme *. Guizot ne dissimule jamais sa sympathie pour

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