Fondée eu 1793, ré
organisée
en 1838. Voy. les publications qu'elle a failespoursonCentenaire (1895).
4. Cf. Radet, l'Histoire et l'œuvre de l'Ecole française cl' Athènes,
xLii INTRODUCTION.
recueil des Documents inédits relatifs à l'histoire de France^. C'est là que Mignet publie les Négociations relatives à la succession d'Espagne (1855'^), Michelet, le Procès des Templiers (1841), Thierry, les Documents relatifs à l'Histoire du Tiers Etat (1850 et s.^), Quiclierat, le Procès de Jeanne d'Arc (1841- 1845), Beugnot, les Olim (1859-1848) et les Assises de Jérusalem (1841-1845), et Guérard enfin (1797-4854), ces Polyptyques et ces Cartulaires du moyen âge, accompagnés de préfaces qui sont des modèles de précision et de sagacité. — A côté de l'Etat, des compagnies ou des librairies scientifiques rivalisent d'activité. A ses deux grandes publications d'iiistoire politique et littéraire, l'Académie des Inscriptions et Belles- Lettres ajoute son Recueil des Historiens des Croisades (depuis 1841), et Pardessus reprend sous ses auspices la collection des Diplomata^. La Société de l'Histoire de France inaugure, en 1855, sa collection des chroniqueurs et des historiens de noire pavs. Les Archives curieuses de l'Histoire de France connnencent en 1854. L'abbé Migne fonde vers ce temps-là (1855?) cette étonnante imprimerie où tout un personnel de prêtres réimprime les Patroloyies grecque et latine. — Enfin, de grandes collections d'histoire universelle sont annoncées, à l'usage commun des gens du monde et des étudiants : par exemple, l'Univers pittoresque de la maison Didot, abordé avec enthousiasme (1855) et terminé hâtivement.
4* Au-dessous du gros livre et du recueil de documents, il y a le mémoire, l'étude, l'article, le document isolé. Ce fut, depuis 1850, une préoccupation générale de former des asiles pour ces articles de courte haleme. Les Mémoires de l'Instilut et le Journal des Savants étaient des sanctuaires fermés. Mais il y eut une floraison inaccoutumée de revues savantes. On eut (depuis 1851) la Bévue des Deux Mondes, où Thierry donna ses premiers récits mérovingiens (1855). Pour les médiévistes s'ouvrit la Bibliothèque de l'École des Chartes (1855); pour les archéologues, classiques ou orientalistes, se fonda la Revue Archéologique (1844)^; pour les numismates, la Bévue française de Numismatique (1856). Jusque vers 1870, ces trois