Cf. ici, p
5. Ajoutez les Annales Archéologiques, 1844 et s., consacrées surtout à l'art français du moyen âge.
INTRODrCTION.
derniers recueils devaient être les « nouvelles » attitrées de notre science historique.
5" Comme il publiait les documents de notre histoire, l'État s'clforçait de protéger les monuments de notre art, si souvent menacés depuis un demi-siècle. En 1854 Guizot crée, en 1857 Salvandy développe une Commission des Arts et Monuments, chargée d'inventorier les richesses d'art de la France. En 1857 est fondée, à Paris, la Commission des Monuments Historiques, qui fera réparer aux frais de l'État les monuments « classés » ; dans chaque département il y eut une Commission des Monuments et Documents Historiques, qui publia souvent des bulletins. Vitet, puis Mérimée, inspecteurs généraux des monuments historiques, veillèrent à la conservation des vieux édifices français, avec beaucoup de zèle, d'excellents principes d'est] létique moderne, et de vagues notions archéologiques*. Enfin, à Paris, en 1845, le Musée des Thermes de Cluny est ofticiellement reconnu.
6'' Hors de France, des missions confiées par le gouvernement permettaient à nos savants de continuer leurs études et d'enrichir notre pays de précieux butins faits sur l'étranger : on a déjà parlé de l'École d'Athènes. L'opposition raillait volontiers ces dépenses. Mais enfin des fouiUes et des découvertes comme celles de Botta à Khorsabad (1845) étaient une victoire nationale.
7" En France, des Congrès s'organisaient pour grouper les travailleurs, leur révéler les richesses de leur pays, les soutenir par l'entente commune. I/espi'it d'association s'était réveillé dans notre pays depuis 1815 : la science bénéficia de ce réveil presque autant que l'industrie. Elle aussi donna naissance à des organismes sociaux. Les académies de province, rapidement refonnées après 1815, augmentèrent en nombre, parlèrent plus haut, et se mirent à enfler leurs mémoires de dissertations historiques (surtout après 1840). La Société de l'Histoire de France se fait brillamment connaître dès 1855. Caumont a fondé en 1850 la Société française d'Archéologie-, dont les Congrès et le Bulletin monumental contribuèrent peutêtre plus au salut et à la connaissance des monuments français
1. On pardonnera difficilement à Mérimée d'avoir dit : « Le tô xaXôv de la sculpture n'existe
qu'au centre de la France. de Paris, 15 nov. 1893.