Voyez outre les Rapports
I' s mômes expressions que chez cités p. lxxx, n. 1, les Rapports
h'iislel. L'impassibilité qu'il exig-e
du roman ressemble à la sérénité
j qne Fustel demande à l'histoire.
sur les études relatives à VEgijpte et àfOrient; sur les études classiques et du moyen âqe, sur YArcitéologie (1867 et 1868).
en INTRODUCTION.
même plus rapides, grâce à l'excellente discipline que les écoles et les revues lui avaient imposée ; si elle oublia parfois sa méthode et son but, la Revue critique, fondée en 1866, les lui rappela fermement. Il y eut assurément, pendant ces vingt années, moins d'historiens et d'érudits qu'il n'y en a de nos jours; mais chacun travaillait peut-être davantage et s'attachait plus dévotement à son œuvre : le professeur ou le savant n'avaient point ce secret désir de quitter le livre pour la tribune, ces ambitions politiques qui de nos jours coupent si brus({uement tant de belles carrières historiques. Il n'y avait pas en ce temps-là « cette absorption de toutes les capacités, cette prodigieuse dépense d'hommes publics que font les gouvernements nationaux et populaires* ». L'avancement étant plus lent, la concurrence moins forte, le travail était moins hâtif. Les revues n'étaient pas multipliées de manière à faire tort au livre et à briser l'eifort continu d'un grand labeur. L'universitaire n'était point incessamment distrait de ses études ou de son enseignement par les exigences périodiques des commissions d'examen ou de réformes. La liberté inuHiplieJes deïoirs^de la vie et les responsabiljtés dç iajj^isée. Avant 1870 l'historien^ sentait responsable surtout envers la science.
C'est en ce temps-là que, sur les assises solides des documents, l'histoire vraiment critique de l'ancienne France commence à se faire, pièce par pièce : dans cette œuvre, l'École des Chartes prend et conservera dès lors le premier rang. Elle eut quelques maîtres de premier ordre dont l'influence vraiment directrice n'a point cessé de grandir : Jules Quicherat, peut-être l'initiateur de la méthode critique dans l'histoire de l'art français; Bourquelot, le fidèle collaborateur d'Augustin Thierry; Boutaric, mort prématurément: de Rozière, si clair daus ses éditions de documents, si sagace dans l'art de les interpréter, et M. Léopold Delisle. Celui-là, le dernier survivant de cette génération, aura été le maître incontesté des médiévistes de notre temps : il leur laissera un modèle de livre (ses Études sur la condition de la classe agricole en Normandie, 1851), d'une précision, d'une clarté, d'une exactitude hors ligne, en même temps que le souvenir dune curiosité toujours active et d'tme science toujours serviable.