‹ Extraits des historiens français du XIXe siècleChapitre 75 sur 246 · Desjardins, Conférence sur la · texte numérisé non relu

Desjardins, Conférence sur la

vie elles travaux de Mariette, 18^^. M. Oppert.

3. II serait injuste de ne pas citer ici les recherches de M. Menant sur l'alphabet assyricii, qui complètent les découvertes de

cxii INTRODUCTION.

retrouva, lorstfu'en 1864, après la Vie de Jésus, Renan fut exclu du Collège de France. Mais on ne peut oublier que ce règne fut celui de quelques grandes missions scientifiques, qui assiH'èrent le privilège des premières découvertes aux savants français : celles de M. Oppert en Mésopotamie, de Renan en Palestine, de M. Heuzey en Macédoine, de M. Perrot en Galatie, de Desjardins dans l'ancienne Mésie, de Gefîroy en Danemark et en Norvège, de Boutaric en Belgique, d'il, de la Perrière à Saint-Pétersbourg, d'ilippeau et de M. P. Moyer en Angleterre. Je ne parle pas des missions permanentes en Egypte et dans l'Afrique romaine.

Antérieure à Victor Duruy, cette protection donnée à l'iiistoire scientifique et historique devait être, après 1863, plus régulière, plus intelligente, plus désintéressée.

Lorsque le coup d'État éclata, en 1851, Duruy venait d'achever le troisième volume de son Histoire romaine. C'était celui où il racontait et justifiait l'avènement d'Auguste. Il refusa de le publier et le garda vingt ans dans ses cartons : dévoué au régime impérial, il ne voulut point cependant le flagorner par un livre d'histoire. C'est un des plus beaux traits de la vie de Duruy*.

Pendant dix ans il se consacra à l'enseignement : ses Manuels historiques (depuis 1851), son Histoire de la Grèce ancienne (1862), complétèrent et étendirent son action. Clairs, alertes, exacts, accompagnés de citations nombreuses, bien français d'allure en semblant un mélange de Tite-Live et de Plutarque, ces manuels ont élevé la génération actuelle, et lui ont appris à ne pas séparer le goût de l'histoire du soin de bien dire. — Puis, en 1863, Duruy devint ministre de l'Instruction pubhque et le demeura jusqu'en 1869. Ce qu'il fit pour les sciences historiques, on peut s'en rendre compte en recherchant, dans les listes qui précèdent, toutes les créations qui prennent place entre ces deux dates. Mais on doit insister sur la fondation de l'École des Hautes Études (1808) : ce fut, avec l'École des Chartes et l'École Normale, un laboratoire intime de travail historique, où, le maître et l'élève cherchant ensemble, les méthodes se transmettaient et les traditions scientifiques se fondaient*.

Cf. p. -465, n.l , — 2. V. le livre de M. Lavisse sur Duruy.

INTRODUCTION

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