LA PETITE MARIE
Enfin, le dimanche matin, au sortir de la messe, sa bellemère lui demanda ce quhl avait obtenu de sa bonne amie depuis la conversation dans le verger.
— Mais, rien du tout, répondit-il. Je ne lui ai pas parlé.
— Comment donc voulez-vous la persuader si vous ne lui parlez pas ?
— Je ne lui ai parlé qu’une fois, répondit Germain. C’est quand nous avons été ensemble à Fourche ; et, depuis ce temps-là, je ne lui ai pas dit un seul miot. Son refus m’a fait tant de peine que j’aime mieux ne pas l’entendre recommencer à me dire qu’elle ne m’aime pas.
— Eh bien, mon fils, il faut lui parler maintenant; votre beau-père vous autorise à^Ie faire. Allez, décidez-vous 1 je vous le dis, et s’il le faut, je le veux ; car vous ne pouvez pas rester dans ce doute-là.
CEORGE SAN!)