SERMON I. PARTIE IV
J'annoncerai des choses qui ont été cachées depuis la création du monde.—Mar. xiii. a:
Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?—JEAN xi. 2%; 20:
1. Cette grande doctrine de la résurrection des morts était bien comprise des patriarches, nos aîeux, et de tous les enfants d'Israël. Ils apportaient le plus grand soin au choix de leurs sépulcres, à la bonne transportation et à la sépulture des restes mortels.
Invariablement ils choisissaient le lieu de repos dans Gen. 23
une terre possédée de leur peuple, afin de paix dans les chambres sépulcrales jusqu’au moment où le son de la dernière trompette les réveillerait encore à la vie. Cette doctrine glorieuse de la résurrection est gravée dans le cœur de tout homme, qu'il soit croyant en Christ ou païen. Le paiïen qui n’a jamais reçu la lumière de la révélation, et n'a que la nature pour guide, s'attend avec confiance à un meilleur état de choses que celui qu'il a connu dans cette vie. Le sauvage sur les prairies de l’ouest croit qu'il va faire la chasse dans un Pays propice. Cependant, chose étrange! chez des nations civilisées, dans un pays où les Ecritures sont à la portée de tous, il se trouve des hommes, des sadducéens, qui disent qu'il n’y a ni
dormir en Gen, 25: 8-10
résurrection, ni ange, ni esprit ; et cela est un des signes Actes 23: 8
brédits pour les derniers jours où nous vivons. S'il n'y a point de résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité, et la clef de voûte de la création fait défaut. Et si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et il se trouve que nous sommes de faux témoins à l'égard de Dieu, puisque nous avons témoigné de Dieu qü'Il a ressuscité Christ, tandis qu’Il ne l'aurait pas fait si les morts ne
ressuscitent point. Car si les morts ne ressuscitent point, Christ non plus n’est pas ressuscité, et nous sommes encore dans nos péchés; et tous ceux qui se sont endormis depuis les jours d’Adam' sont péris. Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous
1 Cor.1s:12-19]es hommes. Si les morts ne ressuscitent point, de
zx Cor. 15: 32
1 Cor. 15: 20-22
quoi servent toutes les persécutions, les afflictions, les misères que nos aïeux ont endurées? Pourquoi souffririons-nous chaque jour pour l’amour de Christ, si les morts ne ressuscitent point? Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Mais maintenant Christ est ressuscité des morts. Il est devenu les prémices de ceux qui dorment dans le séjour des morts. Car, puisque la mort est venue par un homme, c'est aussi par un homme qu'est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront par Christ. Tous devront ressusciter, qu'ils soient justes ou injustes.
2. Chers amis, dans un discours précédent, nous avons suivi Jésus auprès du lit de mort de la petite fille de Jaïrus; en esprit nous avons vu Jésus la prendre par la main en disant: Jeune fille, lève-toi. Et son esprit, qui était retourné à Dieu, lui revint, et aussitôt elle se leva. C'est la première personne dont nous ayons le récit que Jésus a ressuscitée d’entre les morts. Ici nous voyons agir Jésus comme la résurrection et la vie, par le pouvoir de l'Esprit dont Il était
‘ rempli sans mesure. De la résurrection de cette jeune
Luc 7: 14
fille nous tirons la figure de la résurrection de la première dispensation, avant la promulgation de la loi, alors qu'ils étaient moins responsables que sous les deux dispensations suivantes, parce qu'ils avaient moins de lumière. La seconde personne que Jésus a ressuscitée était le fils unique de la veuve de Nain. Ici nous voyons Jésus, la résurrection et la vie, toucher la bière en disant: ‘Jeune homme, je te le dis, lèvetoi.” Ce jeune homme était une figure de la seconde dispensation, alors que Dieu avait donné Ses lois aux fils des hommes. Ils étaient moins excusables que ceux de la première dispensation, ayant reçu plus de lumière, et ils portaient une plus grande responsabilité, beaucoup moins grande, cependant, que celle qui pèse sur la troisième dispensation. Le corps du jeune homme était déjà en état de décomposition, et s'en allait à la fosse, tandis que la jeune fille venait d'ex-
pirer, et ne semblait que dormir.
de bandes,
les yeux en haut et priant le Père.
voix forte: Lazare, sors:
d'un linge.
Jésus leur dit:
aller.”
dispensations, chacune d’elles lumière qu’elle possédait.
empruntent leur lumière du soleil.
dernière sera la première.
né à de péché où l’homme s’est plongé.
professants touchant cette grande doctrine.
œil à œil, mais hélas! cela n’est pas.
conférence composée des chefs délégués de
autant d'avis que de personnes.
que le corps un autre,
tion, ou de félicité ou de supplice; un autre, et l'esprit, lesquels, dit-il, sont une seule
et d’agonie.
La troisième personne que Jésus a ressuscitée d’entre les morts était Lazare, figurant la troisième et dernière dispensation. Il était, lui, dans la fosse, les mains et les pieds liés et une grande pierre était placée dessus.
Ici, nous voyons Jésus, la résurrection et la vie, levant “Puis il cria d’une Et la mort sortait, les mains et les pieds liés de bandes, et le visage enveioppé Déliez-le et laissez-le Il ne fallait pas une plus grande puissance pour ressusciter Lazare que la fille, car la résurrection et la vie n'avait que commander à la mort et à l'enfer de rendre leurs morts, et la chose se fit à l'instant. Ces trois tableaux différents sont présentés à nos regards pour montrer la distinction entre les trois étant jugée selon la La même figure paraît dans le soleil, la lune et les étoiles: la lumière des étoiles est moindre que celle de la lune, et l’une et l'autre Il en est ainsi des trois d'spensations: la première sera la dernière, et la Nous y voyons les trois Mat. 20: 16
. Toutes simples et claires que sont les Ecritures partout au sujet de la résurrection des morts, il règne cependant une étonnante obscurité parmi les Chrétiens
La mort
et la résurrection formant le principal article de foi de toutes les communions de la chrétienté, on pourrait penser que sur ce point au moins elles verraient toutes Supposée une
toutes les
dénominations de la chrétienté, où chacun serait invité à expliquer la résurrection, il ÿ aurait presque Les uns affirmeraient identique déposé en sépulcre relèvera ; que tous ressusciteront ensemble au jour du jugement, quand chacun sera relégué à sa destina-
que l'âme et même
chose, iront en mourant immédiatement soit au ciel en bonheur, ou dans un lieu de tourment, de douleur I1 dirait que le Juge des cieux et de la terre aura prononcé cette sentence en tribunal temporaire au décès de l'individu, et qu’à la résurrection
Jn. 11: 38-44
2 Tim. 35.7
crux qui avaient joui d’une félicité céleste autour du etône de leur rédempteur seront tout à coup enlevés de là pour rejoindre le corps; et pareillement, ceux qui avaient été jusqu'alors dans l'enfer, brûlant dans un étang de feu, en seront retirés, tout rougis dans les braises vives, pour rejoindre le corps et subir un autre jugement, un final. Ce que pourrait être le but de ce second jugement, nous ne saurions le dire, si ce n'est pour constater hors de doute que chacun ait été mis à la place qui lui convienne.
4. Voilà où en est rendue cette chrétienté apostate, et celà dans ce dix-neuvième siècle, quand les hommes se vantent de posséder de si grandes lumières. C'est pour inculquer aux ignorants de pareilles sophistications qu'ils courent la mer et la terre pour faire un prosélytc. Faut-il s'étonner qu’on appelle le christianisme une farce, une blague, un commerce, un moyen de trafic? Faut-il s'étonner que l'incrédulité traverse cette planète à pas de géant, répandant sur son passage l'ivraie de l'irréligion? Faut-il s'étonner que nos enfants, la génération actuelle qui grandit, soient désobéissants aux parents: qu'ils prennent les Ecritures en dégoût, et regardent la prière comme une punition, que l’écoie du dimanche n'ait plus d'intérêt pour eux? Leurs cœurs jeures et sensibles se révoltent à la vue de tant de vaines prétentions à la religion. Le mystère d'iniquité va croissant, le mal augmenie toujours. Loin que le monde se convertisse, et que tous les hommes viennent sous la puissance de l'évangile, comme ces guides voudraient nous le faire accroire, nous déclarons que dans le royaume irituel de plus grands ténèbres règnent aujourd'hui qu'avant le déluge, ou avant la destruction de Sodome ou de Jérusalem,—parce que la lumière qui est en vous est ténèbres, et combien sont grandes ces ténèbres! Mais toutes ces choses sont les signes des temps, des derniers jours. On affiche les traditions des hommes, la sagesse du monde, e‘’ la science faussement nommée ainsi, pour expliquer les attributs de la Divinité et éclaircir Son gouvernement, en même temps que nous avons devant nous la parole de Dieu pure et sans alliage. Ils ont une apparence de piété tout en repcussant la réalité. Ils apprennent toujours, et ne peuvent jamais arriver à la connaissance de la vérité.