‹ Extraits du Rouleau volant [microforme]Chapitre 9 sur 37 · La durée entière de la race du premier Adam · texte numérisé non relu

La durée entière de la race du premier Adam

Apoc. 11 11 et de la première Eve, est de trois jours et demi. Mais la vie du dernier Adam et de la dernière Eve, l'Epoux et l'Epouse immortels, est éternelle, puisqu'ils sont nés de Dieu, ‘‘sans père, sans mère, sans généalogie, n'ayant ni commencement de jours ni fin de vie.” Ils sont étrangers dans ce royaume. Ils constituent le nombre des marqués du sceau, les cent quarantequatre mille qui sont rachetés d'entre les hommes, comme des prémices pour Dieu et pour l'Agneau, et sont appelés l'Epouse, la femme de l'Agneau. Ils constituent le monde nouveau, dont le corps de Jésus était le commencement. Mais l’ancien monde est soumis aux anges durant les six mille ans. ‘Xe sont-ils pas tous des esprits envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut?’ Mais le monde nouveau dont nous parlons ne sera pas soumis aux anges. Sur la terre il se faisait une contestation au sujet de l’homme, pour décider auquel de ces anges il serait soumis: ‘‘car la créature

a été soumise à la vanité.’ La durée de l'ancien monde est divisée en un temps et des temps, qui sont les trois dispensations, et dans la dernière sera fait le monde nouveau: les corps des hommes faits à l'image de Dieu, laquelle n'a ni commencement de jours ni fin de vie, car elle est semblable au Fils de Dieu. Le monde à venir, c'est le peuple qui héritera de leurs corps par l'effet de l'Esprit de Dieu entré dans leurs temples avec leur propre esprit. Mais quant à l'ancien monde, l'esprit n’est que le locataire du corps durant la vie mortelle; à la résurrection ils recevront l’âme comme une maison spirituelle pour l'habitation de l'esprit; ils seront égaux aux anges de Dieu, et exerceront un ministère en faveur de ceux qui hériteront de l’âme, ou de l’âme avec le corps.

7. Dieu est à créer maintenant le monde nouveau, dont la semence de la femme, Jésus, était le fondement. “Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à j’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.” Christ a fait en Jésus l’œuvre que le premier Adam fut commandé de faire. Maintenant que la plénitude des temps de l’ancien monde est arrivée, les esprits des justes demanderont que la plénitude de Christ reste toujours sur eux, et Il fera en eux une plus grande œuvre qu'il n'a fait en Jésus. C'est que Christ va subjuguer le mal qui est dans leurs corps, tandis

que Jésus n'avait point en Lui-même de mal à subju-

guer. Mais le monde nouveau, les esprits des justes,

ne seront pas assujettis au mal, mais le mal leur sera assujetti. ‘Ce sera mon alliance avec eux, lorsque j'ôterai leurs péchés.” Car les dons et la vocation Rom. 11: 27. 20 de Dieu sont irrévocables. ‘En lui Dieu nous a élus

avant la fondation du monde, pour que nous soyons

saints et irrépréhensibles devant lui dans l'amour.” gp.

Le monde à venir, c’est la nouvelle terre, le corps de l'homme refait; et le royaume de Dieu qui doit venir,

c'est le nouveau ciel qui doit pénétrer la nouvelle

terre pour en être la vie: voilà le royaume préparé

dès la fondation du monde. Jean eut une vision je. :1:: ressemblante de ce corps glorieux: ‘Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; ses yeux étaient comme une flamme

de fen; ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent.” :

8 David montre la différence de l’ancien monde au nouveau, quand il dit: ‘Qu'est-ce que l’homme, pour que vous vous souveniez de lui? et le fils de l'homme, pour que vous preniez garde à lui? Vous l'avez fait de peu inférieur aux anges, et vous l'avez couronné de gloire et de magnificence. Vous lui avez donné la domination sur les œuvres de vos mains, vous avez tout mis sous ses pieds.” Paul poursuit ps. s: 5-7 le même sujet, en disant: ‘Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur, à cause de la mort qu'il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu,

il souffrît la mort pour tous.” La postérité du premier Adam a éié faite inférieure aux anges, mais le dernier Adam, Christ et Sa postérité, est fait supérieure. ‘‘Or, il n’en a fait qu'un; néanmoins il y avait en lui abondance d'esprit. Mais pourquoi n’en a-t-il fait qu'un? ’arce qu'il cherchait une postérité de Dieu.’ Il est monté vers Son Père, et Il nous a envoyé le Consolateur pour constater quels sont ceux qui chercheront la perle de grand prix, ceux qu'il a connus d'avance, afin qu'ils soient rendus conformes à Son image, et que les anges leur soient soumis comme à Lui, Et tous ceux qui sont dans le ciel, ou sur la terre, ou sous la terre, leur sont soumis. ‘Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges?” Car Christ n'était pas 1 Cor. 6 3

soumis aux anges, mais eux à Lui. ‘‘Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait Mat. 26:53 à l'instant plus de douze légions d’anges?”” Allusion aux douze tribus d'Israël rachetées d'entre les hommes; et lorsqu'elles seront changées en Son image, elles seront de Lui, comme la femme est de l’homme. 9. Pour la vie mortelle, la femme vint la première; il v avait en elle deux semences, et elle enfanta l'homme pour l'incorruptibilité. Le premier fils était meuitrier, il s'éleva et tua le second fils. Ainsi, la première femme apporta la mort, mais la seconde femme apporte la vie. Couverte de l'Esprit immortel, le Christ, elle enfanta de sa propre semence, laquelle était Jésus. La pureté est le fils de l’homme, l'impureté est le fils de Satan. Nous voyons deuc que la première femme fut couverte de l'esprit de Satan, l’homme de péché; de là est venue la mort du corps. ‘On mangera cette année le produit du grain tombé,” savoir, la semence de la femme, Jésus, avec la nature d'homme, Michel Apoc. 12:7 était Son Esprit, —‘‘et la seconde année ce qui croîtra Es. 37:30 sans qu'on sème,” savoir, la mort. Mais la troisième année Il est venu condamner le produit du grain tomté, que l’homme n'aurait pas dû manger, Il l’a subjugué, et a montré ce que l'homme doit faire pour obéir à la justice de la loi. Dans la première génération le corps seul était chargé, à cause du produit du grain tombé. Puis ést venue la loi que Dieu a donnée à Moïse, laquelle rendait sujets à la seconde mort ceux qui la violaient sans s'en repentir, et c'est ce qui arrive également au Juif et au Gentil qui ne demandent pas le pardon de leurs péchés. Le sang de Jésus fut versé pour la première transgression, ce qui fut le produit du grain tombé, ce dont l’homme accusa Dieu lorsqu'il dit: ‘La femme que vous avez mise auprès Gen, 3:12 de moi m'a donné de l'arbre et j'en ai mangé.” Cette année-là ils ont eu à manger le produit du grain tomi é, mais comment s'est-il reproduit? Ne s'est-il pas reproduit dans le corps de la femme? Ne l’a-t-elle Î pas enfanté? ‘Ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de 1: Tim.2.14 transgression.” Le grain tombé a crû dans la femme, et sitôt qu'il fit son apparition Adam dit: ‘Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma 1 choir: On l'appellera femme, parce qu'elle a été prise Gen. 2: :3 de l'homme.” Le nom avait été changé, et il sera changé encore. Au lieu d'être appelé le produit du

grain tombé, il sera appelé Homre-Dieu, avec la Divinité: ils seront de nouveau joints ensemble. 10. Si Christ ne s'était pas retiré pour laisser mourir Jésus, le monde n'aurait jamais pu être sauvé, car ‘l'Eternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre.”’ Gen. 6: 6 Et pourquoi? Parce que l’homme se laissait consumer par le mal. Mais quoiqu'on meure de la mort du juste, savez-vous ce. qui en est le fruit? Le corps corruptible meurt afin que l'âme vive pour le Dieu incorruptible, accomplissant cette parole de Jésus: ‘Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père.” Quand Christ Jn. 14: 2 est mort, Satan a triomphé de Jésus, toutefois Jésus a triomphé pour les morts. Mais dans cette génération les vivants doivent semer pour la vie éternelle, car le laboureur suivra de près le moissonneur, et celui qui foule le raisin celui qui répand la semence. Dieu, Amos 0: 13 Lui-même, agissant avec une divine sagesse, a placé le mal dans la ville (la femme) pour convaincre l'homme qu'il n’est pas le Créateur. Il a voulu luiifaire comprendre quelle est, envers nous qui croyons, l’infinie gr 1deur de Sa puissance, se manifestant avec efficacité Eph. 1: 19 pa ‘a vertu de sa force, afin de montrer dans les siècles à \ nir l’infinie richesse de Sa grâce par Sa bonté Epn. envers nous en Jésus-Christ. C'est 1à la dispensation £ph. du mystère caché de tout temps en Dieu. N'a-t-il pas livré l’homme pour la transgression de l’homme ? C'est alors que Dieu s'est repenti d’avoir placé le mal. Mais Il va subjuguer ce mal.

Il. L'esprit d'Éve lui fit prendre Ge son propre mal, et elle en conçut, elle conçut de ce qui fut interüit, et démontra qu’elle n'était pas le Créateur. C'était là la division des temps, des époques et du cœur. Puis Dieu se retira pour subjuguer ce mal, et donna la vie pour la mort. Il donna cet Esprit qui doit vivre dans l’homme, et faire l’œuvre pour ceux qui ‘ sont dans le veuvage jusqu’à ce qu'ils aient un autre époux. Ce même Esprit revient dans cette dernière veille, et repose sur le peuple dans plusieurs nations. Aussi les fera-t-Il prévaloir, car Il prévaudra avec cent quarante-quatre mille, et ils auront la suprématie de leur premier époux, qui est le diable, et la première Eve est leur mère. Mais la dernière Mère, Jérusalem Ja. s: 48 céleste, est descendue avec son épcux pour prendre possession. Michée, 12. Un certain homme avait deux fils, le premier Adam et le dernier Adam. Et Dieu dit: ‘Faisons Luc 15:18, 12

l’homme à notre image, selon notre ressemblance." Le plus jeune d'eux dit à son Père, c’est-à-dire le Père du corps, Dieu: Faites le partage de notre bien. Et Il écouta le plus jeune, et fit tomber sur eux un sommeil, et pendant qu'ils dormaient, Il forma de la terre un corps, et y souffla une respiration de vie. Gen. 2 7 Il fit aussi un autre corps et y plaça le mal pour diviser leur héritage. Il dit au plus jeune Adam: Aujour’d'hui j'ai mis devant toi le bien et le mal, c’est-à-dire l'arbre de la connaissance, et j'y ai mis une épée pour Gen. 35.24 diviser, tous les mois, le bien d’avec le mal. Au plus jeune j'ai donné ordre de n’y point toucher, sous peine de perdre son corps le même jour. C’est donc la connaissance qui a séparé ces deux fils, la connaissance d'un éloignement du Père. Le plus jeune prit du mal de l'arbre sans en prendre la connaissance. S'il se repentait, il obtenait l’âme dans la résurrection, mais il était sans la connaissance de la conservation du corps par la repentance jointe à l’offrande du sang

lév. x: 1, ssde l'animal. C’est ainsi que, pendant l'espace de

deux jours, l'esprit renaissait dans la résurrection;

Osée 6 2 mais le troisième jour leurs esprits renaissent par le

L baptême d’eau et par l’offrande du pain et du vin,

pour que l'âme soit rendue à l'esprit dans la résurrection. 13. Les esprits qui renaissent avec la connaissance de l’âme et du corps travaillent pour éliminer le mal de leur corps, savoir, cet animal impur dont le corps doit mourir; Dieu les écoute, et il s'écrit pour eux un Mal. 4 16 livre de souvenir, appelé le livre de vie, la vie de l’esprit, de l’âme et du corps; cet animal impr:r se détache

d'eux, et leurs corps sont rendus comme le Sien, comme

Celui qui n'avait point transgressé, le nls aîné. Il fit

Son apparition le cinquième jour, ce fut donc le cin-

Gen. 1: 31 quième jour que la semence fut semée, et le sixième jour ces deux Adam, le cadet et l'aîné, paraîtront. Ils paraîtront de la même manière qu’'Esau et Jacob. Le cadet aura son esprit et son âme comme un corps | spirituel dans la résurrection. Les esprits de ceux-là Hi sont nés de Dieu, mais non selon la connaissance, tandis que les esprits des impénitents ne sont pas nés

1 Ju. s° 1 de Dieu, iis sont nés de Satan. Dans la résurrection ils n’ont aucune connaissance de cette naissance spiri-

tuelle; ils reçoivent l'âme, mais Satan les réclamant, Br Apoc. 20: 6 la sentence de la seconde mort leur est décrétée, car l'âme qui pèche et ne s’en repent pas, mourra—dans la résurrection, en sorte qu'ils. subissent la sentence

Dan.

Gen, 2

in

de la seconde mort. La mort et le séjour des morts

e sont jetés dans l'étang, ainsi que quiconque n’est pas ; trouvé écrit dans le livre de vie: enchaînés éternelle- Apoc. 20: 13-15 1 ment, ils sont réservés pour le jugement du grand a $ jour. Ces âmes seront délivrées de ce lieu et de ce

; feu éternels, Je siégerai en tribunal pour juger entre

r le séducteur et les séduits, Je lui ravirai les âmes, et

Ë Je les donnerai aux séduits. Ils vivront, quoiqu'ils

e soient les plus petits dans Ma maison, et ils auront Mat. s: 10

r des corps spirituels comme Mes autres anges. Il

s arrivera en ce jour-là que le séducteur sera soumis

s aux séduits. Le huitième jour la preuve sera faite Nom. 29 35-38

c qu'il n'est qu'un seul Dieu.

s 14. Quand cet Esprit qui a reposé sur Hénoc, Elie

t et notre Seigneur, reposera sur les corps de la maison

> d'Israël, alors tout homme connaîtra, et on le connaîtra,

è selon qu'il a été connu; il entendra selon qu'il a été 1 Cor. 13: 12 a entendu, et il comprendra du cœur: car, ainsi que le

g corps de Jésus, il demeurera corporellement dans la

e Divinité jusqu'à ce qu'elle demeure en lui. Dès lors

E ses paroles seront comme un jeu pour ceux qui l’en-

. tendront, et elles s’imprimeront indélébiles sur le cœur Jn. 17: 20 É pour accomplir le rassemblement des douze tribus gz, 3: 111 | d'Israël.

e 15. ‘Et il mit à l'orient du jardin d’Eden les chéru-

1 bins qui agitent une épée flamboyante.”" Dans l'arbre Gen. 3: 24 s de la connaissance il y a le bien et il y a le mal, et

n l'épée y est mise pour purifier la semence de l'arbre.

£ : À cause de cette épée flamboyante, l'homme ne peut

e ; semer de cet arbre de vie avant le temps dans le sixième

e mille ans, car il faut que l’homme soit purifié et fait

t comme la pure semence de la femme. En effet, cem-

É ment peut-il prendre de l'arbre de vie tant qu'il a en

e lui une semence impure? Cette semence impure qui 3 a été semée en lui est l'épée qui l'exclut de l’arbre de $ vie, et tout homme sent cette épée lui percer le cœur, s la conscience et l'intelligence. Puis donc que l’homme à ne peut semer une semence pure, l'épée a été mise à , : lorient du jardin pour empêcher qu'il ne prenne de g l'arbre de vie, qu'il ne vive éternellement, et ne mange n ainsi indignement. Mais heureux l’homme qui a Gen.3:22,23 Ë cette loi écrite dans son cœur, car tant qu'il n’a pas s, e cette loi écrite dans son cœur, elle est une épée pour r lui, car il n’est point d'autre épée qui l’éloigne de s ; l'arbre de vie. Mais voici le temps arrivé où l'épée

” “gardera” l'homme pour qu'il prenne de l'arbre de

Apoc. 22: 14

t Cor. 15: 53

Mat. 19: 5,6

vie et en mange librement. Cette loi est une montagne pour le Juif et pour le Gentil. Le mal fat placé dans le tronc de l'arbre de la connaissance, et il faut que ce tronc soit émondé jusqu'au desséchement.

16. L'homme disjoint de Dieu et devenu l’homme de Satan, est sous la repentance. S'il ne se repent pas, il y a pour lui deux morts; s'il se reperit, seulement une. S'il demeure impénitent, l'esprit est séparé de l’âme dans la résurrection, ce qui est la seconde mort. Quand Dieu forma l'homme et la femme, ils ne furent d'abord qu'un, et la femme fut appelée une côte. Plusieurs pensent, même jusqu'à présent, que la femme fut formée d'une des côtes d'Adam, et que le fruit défendu était une pomme croissant sur un arbre. L'homme et la femme unis en mariage ne sont-ils pas comptés comme un—s'ils sont d'accord? Et s'ils ne sont pas d'accord, ne sont-ils pas divisés? Ainsi, Dieu divisa Adam par la moitié, c'est-à-dire, Il lui ôta l'esprit de la femme et l’appela un jardin, donnant ordre à Adam de le cultiver et le garder, de le multiplier et le remplir. Quand l’homme et la femme, aprè voir été en désaccord, redeviennent unis, ne sout , pas comme un, quoique deux esprits? C'est qu'Adam, avant que la côte lui fût ôtée, consistait en deux esprits. Mais il y a quatre Esprits, deux mortels et deux immortels, et les deux Esprits immortels, c'est le Paradis. Après que l'esprit de la femme fut Ôté d'Adam celui-ci devint plus faible, et transgressa immédiatement, et dès lors la femme dut se soumettre à l’homme. Mais ceux qui cherchent l'état immortel sont sous la femme comme chef jusqu’à ce qu'ils se revêtent de l’immortalité. Quand l'homme mortel est complet, il consiste en deux esprits, car l'homme et la femme, quoique deux personnes distinctes, ne sont qu’une dès qu'ils sont unis. Adam et Eve, avant d’être disjoints, n'étaient, pour ainsi dire, qu'un esprit, comme Dieu, quoique trois personnes, n'est qu’un Dieu. Quand Dieu les eut séparés, Satan aborda la femme et maîtrisa son mal; car l'Eternel eut placé en elle le bien et le mal, et Dieu commanda à l’homme de ne point toucher au mal; cependant, on permit qu'il fût subjugué.

1 Que l’homme mortel ait maintenant du discernement. Quelle est cette compagne secourable qui lui fut promise? Est-ce la femme mortelle? Qui donc a aidé Jésus à vaincre toutes Ses difficultés? Il était

la semence de la femme, Dieu Le gardait, car il est

dit que Dieu donna aux anges des ordres à Son sujet. Mat. 4: 5

Alors, S'Il donnait de l'aide à Celui qui n'en avait pas

besoin, à Lui qui était sans péché, combien à plus forte

raison accordera-t-[l des se. urs à ceux qui crient

nuit et jour qu'Il leur fasse justice de leur partie Lue 18: 3

adverse? Mais quand, et de quelle manière viendra-

t-Il à leur secours? Quand l'Esprit de Dieu s'était

retiré de Jésus sur la croix, n'a-t-il pas demandé du

secours en s'écriant: ‘Mon Dieu, mon Dieu, pour-

quoi m'avez-vous abandonné?" Aussi nous ne pou- Mat. 27: 46

vons obtenir ce secours à moins que nous ne nous

voyions, que nous ne nous sentions comme une femme

en travail, nous attendant à être délivrés du mal, Jér. 30: 6

C'est Jérusalem céleste qui viendra au secours de

l'homme ct de la femme. C'est elle qui résistera à Es. 66: 10, 11

Satan et à toutes ses puissances. Dira-t-on que nous

rendons de nul effet le crucifiement, la mort et le

sacrifice expiatoire de Christ? A Dieu ne plaise! Au

contraire, nous les affermissons, puisqu'Il est ressuscité

d'entre les morts, et qu'il est assis à la droite de la

puissance, où Il intercède pour Son peuple: et lors de Hé. 7: 2s

Son second avènement Il amènera avec Lui Jérusalem

céleste, Son Epouse. A tous ceux donc qui crient

contre ce mal, la parole est adressée: ‘Ne prends

pas' ne goûte pas! ne touche pas! Col, 2: 21 18. Mais on fait la question: Comment se fait-il

que les douze disciples, ayant été sous la loi, n’ont

fait aucune mention dans leurs écrits de ce sujet dont

on vient de parler? car ils se sont bornés à dire: ‘Ab-

stenez vous des souillures des idoles, de l’impudicité,

des animaux étouffés et du sang.” C'était une in- actes 15: 20

jonction faite seulement aux pères du Juif et du

Gentil; et cette même loi avait aussi été donnée à la

maison d'Israël. L'arbre de vie leur était offert, et

ils pouvaient en manger, mais non à son état de souil-

lure. Aux jours des disciples, il fut dit: ‘‘ Pourquoi

tentez-vous Dieu en mettant sur le cou des disciples

un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter?’ Actes 15: 10

C'est qu’en ce temps-là la loi était scellée, selon ce

qu'on trouve écrit dans Esaiïe: ‘‘Scelle la loi pour gs. 8: 16

mes disciples !”’—"" jusqu'aux temps du rafraîchissement

venus de la part du Seigneur,” ‘‘jusqu'aux temps du

rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé

anciennement par la bouche de ses saints prophètes.” Actes 3: 19-21

‘Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mys-

mn

RS

tère, afin que vous ne vous regardiez pas comme sages,

c'est qu'il est arrivé de l'endurcissement en Israël

dans une partie, jusqu'à ce que la plénitude des Gentils Rom u:2s soit entrée." ‘Or, si leur faute a été la richesse du

monde, et leur amoindrissement la richesse des Gen- Rom ou tils, combien plus encore leur plénitude.”

19. Or, les Juifs ainsi que les Gentils ont le salut de l'âme, mais la connaissance de l'arbre de vie leur est scellée. Le mur de séparation a été abattu, et ils ont été mis en liberté. L'arbre de vie ne leur est-il pas caché et scellé? Ne sèment-ils pas de l'ivraie parmi le blé? Le mur de séparation entre le Juif et le Gentil est abattu afin qu'ils remplissent leur coupe d'iniquités et de colère, et que les enfants portent le mal et l'iniquité de leurs pères. Le temps de la plénitude des Gentils étant arrivé, on cherche les douze tribus de la maison d'israël, maintenant dispersées parmi les Gentils. C'est à elles que ce message du Rouleau Volant est envoyé, et tous ceux qui sont de la vraie postérité, qui sont les enfants d'Abraham et la semence d'Israël, entendront et comprendront ce message, et sortiront de l'église des Juifs et de celle des Gentils. ‘C'est pourquoi, sortez du milieu d'eux, et séparez-vous, dit le Seigneur, ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et

; Cor. 6: 718 des filles, dit le Seigneur tout-puissant.” Le ‘Rouleau Volant” est le dernier message qui sera envoyé à l'homme, et il est publié maintenant pour ramasser les douze corbeilles de morceaux que la multitude ne

Mat, 14: 172opouvait manger. Car il appartient aux douze tribus d'Israël, c'est leur manne. Le Juif et le Gentil se sont régalés des poissons et des pains; les deux poissons, étant de l’animal, symbolisaient le Juif, et les cinq pains le Gentil. Celui-là offrait le sang de l'animal pour le salut de l’âme, celui-ci offrait le pain et le vin. Mais les douze corbeilles de morceaux sont les enfants d'Abraham qui se rassembleront maintenant d’entre les Gentils — afin que soient marqués du sceau les cent quarante-c ‘re mille de toutes les tribus des enfants d'Israël. Nous sommes actuellement dans la troisième veille de la onzième heure du sixième jour, et pendant ce temps le Rouleau Volant doit se publier pour recueillir la semence de la femme libre, afin qu'ils reclament l'effet de la promesse faite aux pères, car le temps est venu pour la femme libre d’'enfanter.

20. Adam et sa femme se cachèrent loin de la face de l'Eternel Dieu au milieu des arbres du jardin. Mais le même Dieu qui avait planté le mal dans la ville vint avec amour pour les chercher, et dit: ‘ Adam, où es-tu? Il répondit: J'ai entendu votre voix dans le jardin, et j'ai eu peur." Voyez là la condition de Gen. 3: 810 l'homme de sa nature; mort À toute connaissance, il se cache de Dieu, Qui le cherche. Ayant peur de Lui, il dit: ‘Voici votre mine que j'ai gardée enveloppée dans un linge; car j'avais peur de vous, parce que vous êtes un homme sévère.” Telle est la chrétienté à son Luce 19: 21 état actuel; elle regarde Dieu comme un juge sévère. Elle ne considère le sacrifice expiatoire de Christ que comme un moyen d'apaiser la colère de Dieu, et ne voit pas en Jésus l'Agneau immolé dès la fondation du monde. Elle ne discerne pas la grande sagesse de Dieu en mettant Lui-même le mal dans la ville, et en ‘‘donnant"" j;::: suite Son propre sang, en Son Fils, pour la transgression, et Son cor: «ur les vivants. Elle ne voit pas que nos légère. : \ ictions du moment présent produisent Pour nous un poids 2 Cor. 4: 17 éternel de gloire au delà de toute mesure. Elle n’a jamais appris cette souveraine vérité que Dieu est: In. 4: 8 amour, et que l'amour parfait bannit la crainte; et c'est pour cela qu'ils demeurent constamment dans la crainte et la terreur. Plusieurs d'entre vous, chers amis, qui m'écoutez, vous avez été toute votre vie dans un état d'esclavage, retenus sans doute par vos propres sentiments, par Satan, et par les ministres mercénaires qui vous ont appris à regarder Dieu comme un maitre dur qui ramasse où il n’a pas répandu. Mat. 25: 24 C'est par crainte que vous avez fait une profession de religion, de peur qu’au jour du jugement vos âmes ne soient jetées dans un feu éternel, pour souffrir des peines sans fin.

21. Au contraire, chers amis, le Dieu que nous vous prêchons est le Dieu d'Abraham, d’Isaac et de Jacob, Qui vous a tant aimés qu'Il a donné Son Fils unique afin qu'il mourût, Lui juste, pour l’injuste — non point pour condamner le monde, mais pour justifier les impies. Il a versé le sang de Sor propre Fils pour Jn. 3: 16 les revoltés, quand ils étaient encore sans force, car Dieu les avait réconciliés avec Lui-même dès la fondation du monde, alors qu'ils n'étaient pas nés, n'avant fait ni bien ni mai, d'après le décret de Celui qui opère toutes choses selon le dessein de Sa volonté. “ Christ Eph. :

Apoc, 13: 8

1 Pier. 3: 18

Rom. 11: 32 Rom. 5: 20

Juges 14: 14

1 Tim. 4: 10

Michée 6: 7

a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l'Esprit.” ‘Car Dieu a renfermé fous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous.” Mais là où le péché abondaït, la grâce a surabondé, oui, et elle surabondera encore. Si Christ est mort pour tous, tous done sont morts, et Il a souffert la mort pour tous. Pourquoi donc, ô homme, trouvestu à redire à ton Créateur quand tu es tenté? Jésus n’a-t-Il pas dit: ‘Celui qui croit en moi fera aussi les œuv- ue je fais,”? et tout mal ne Lui était-il pas sounu. Sache donc, Ô homme, et comprends que ce mal existe de permission pour manifester Sa puissance à la fin, Car ‘‘de celui qui mange est sorti ce qui se mange, et du fort est sorti le doux.”

À. S'il en est ainsi, qu'est-ce que les souffrances du monde présent pour qu'elles soient comparées à la gloire à venir, qui sera révélée quand ce qui est parfait sera venu? L'homme est rendu sujet à tomber afin que Dieu fasse miséricorde à tous, car “il est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants.” Dieu dit: ‘“ Donnerai-je mon .premier-né pour ma transgression, le fruit de mes entrailles pour le péché de mon âme?” ‘“Y aura-t-il dans la ville quelque mal sans que l'Eternel en soit l’auteur?” Dieu y a mis le mal, commandant à l'homme de ne point y toucher, et en même temps Il a donné le sang de Son premier-né, Jésus, en rançon pour le premier fils d'Adam. Si l'héritage n'eût pas été divisé, si l'homme n'eût pas entré au service du bourgeois, et mangé les cosses du champ, se serait-il trouvé un veau gras à manger et à occasionner des réjouissances? Lui aurait-on mis un anneau au doigt, et l’aurait-on revêtu de la plus belle robe? Aurait-on pu se réjouir sur un fils retrouvé, si premièrement il n’eût été perdu? Car Celui qui n'avait jamais transgressé, qui ne s'était jamais égaré et perdu, n'a pas reçu même un chevreau; on n’a pas fait de réjouissances à Son égard, car Il était toujours avec le Père, et n'avait jamais été perdu. Mais il convenait de faire grandes réjouissances sur le premier Adam qui avait mangé son bien avec des prostituées — parce que ton frère que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. A la fin il sera prouvé pour lequel Dieu a le plus fait, ou pour celui qui avait transgressé, ou

pour Celui qui n'avait pas transgressé. Car Il avait la gloire, Celui qui n’avait pas transgressé, quoiqu’Il ait été immolé, et c’est pour Lui que le veau gras doit être tué, parce que Lui-même a été tué. Celui qui a transgressé a mis en évidence la chute, conséquence du mal déposé dans la ville, la femme.

23. N'est-il donc pas vrai qu'il se fait plus pour l’homme que pour Jésus Qui fut tué? Jésus dit: ‘Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il fera de pius grandes, parce que je m'en vais au Père.” En conséquence de la chute, l’homme aJn. 14: 12 une plus grande œuvre à faire que Jésus, parce qu'il a son propre mal à vaincre, au lieu que Jésus n'avait point en Lui de mal à vaincre. L'homme ne pourrait de lui-même vaincre le mal, parce que le mal est plus fort que son esprit; mais Jésus est allé auprès du Père. Il nous était avantageux qu’Il s’en allât, afin de pouvoir nous envoyer le Consolateur, l'Esprit de vérité; Jn. 16: 7, 13 et l'Esprit de Christ vaincra le mal en l’homme, s'ils ne demandent pas à tort. S'il est vrai que la femme a apporté dans le monde le mal: les maladies, les souffrances et la mort, il est également vrai que Jésus est né d’une femme pour apporter dans le monde le bien, la sainteté, la gloire, la vie et l’immortalité. Dieu ne dit-il pas à l’homme dans la création que le sol était maudit à cause de l’âme? L'âme ne peut Gen. 3: 17 périr, car l'Eternel dit: ‘Toutes les âmes sont à moi.” L'esprit de l’homme est aussi de Dieu. LaEz. 18: 4 mort n’est qu’une séparation de l'esprit d’avec l'âme, et l’âme dort jusqu’à la résurrection. Et si, à lan. s: 28 première résurrection quand tous ressusciteront, l'âme et l'esprit ne peuvent répondre aux paroles du livre, l'esprit se sépare de cette âme jusqu’à la seconde ou finale résurrection. Alors la preuve se fera que Dieu Apoc. 20: 12 avait envoyé Son Fils dans le monde pour goûter de la mort pour tous, et qu’il L'avait fait Sauveur du monde, y compris les impies qu’Il justifie. Rom. 4: 5 24. Le Créancier ne met sur le compte de l’homme Lue 7: 41 que deux dettes; car, bien qu'il se repente, il reste débiteur pour la vie du corps. L'impie qui ne se repent pas, est appelé le plus grand débiteur. Or, il n'est qu’un Créancier, c'est le Tout-Puissant, le Dieu des trois églises: les Juifs, les Gentils et la maison d'Israël. Celui qui croit fait l’œuvre de Celui qui fut envoyé dans le monde, sa foi lui est imputée à justice, il se voit attribuer la justice de Christ, qui est Rom. 4: 3

1 Cor. 15: 285

le modèle et la justice des trois églises. Or, celui qui demeure dans sa vie mortelle a le choix de ces trois églises. Nous trouvons celui qui s'appelle Juif, se réclamant du nom du Dieu de Jacob, et nous trouvons le Gentil écrivant de sa main qu'il est à l'Eternel. Ces deux églises subissent la malédiction prononcée contre le corps, savoir, la mort; toutefois, elles croient au Dieu incorruptible, accomplissant cette Ecriture: Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort,’ il vivra dans la résurrection. Mais celui qui persévère jusqu'à la fin, se dévouant de sa main et de son cœur à l’Israël de Dieu, obtient que son 10m soit changé en ‘‘Israélite dans lequel il n’v a point de fraude:”’ c’est l’église dont Dieu parle par Jean dans l'Apocalypse, autrement dite un tabernacle ouvert dans le ciel Ecoute, à Israël! J'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer.

25. Jésus dit: ‘Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi.” Les esprits de tous les hommes seront attirés dans cet Esprit immortel. Jésus fut élevé comme victime expiatoire pour les péchés du monde entier, tant les péchés passés que ceux qui étaient futurs. Il fut élevé à la droite de la puissance, et aucun ne se perdra sinon le fils de la perdition, pour remplir l’Ecriture. Venu comme l'Agneau de Dieu pour ôter le péché du monde, Il dit: ‘J'ai achevé l’œuvre que vous m'avez donné à faire.” Quand ‘tous les hommes” auront été attirés à Lui, c'est alors que Christ jouira du travail de son âme et en sera rassasié. Et lorsque toutes choses Lui auront été soumises, le Fils luimême sera soumis à Celui qui Lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. Mais nous ne voyons pas encore que tous les hommes aient été attirés à Lui, ni qu’Il ait encore joui du travail de Son âme: et bien qu'Il ait dit sur la croix: ‘Tout est accompli," Il entendait que tout ce que les hommes et les diables pouvaient Lui faire était accompli, et que: le sang de l'Agneau immolé dès la fondation du monde était versé pour Ses ennemis, car ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient.

26. Dans le langage de l'Écriture, ‘ Dieu appelle les choses qui ne sont pas comme si elles étaient.” Beaucoup de personnes pieuses qui étudient les Ecriiures font naufrage de leur foi faute de comprendre le langage de l'Esprit de Dieu. Mais jamais l’homme n'a

cherché en vain l'Esprit de Dieu, s'il est venu en toute

sincérité et humilité de cœur. Souvent nous avons

été peiné au cœur lorsque, assis dans les églises des

Gentils, nous avons entendu expliquer les Écritures.

Aussi, ce n'est pas chose étrange pour nous que l’in-

croyance et l'infidélité fassent aujourd'hui des pas

énormes dans la chrétienté. ‘Ayant l'apparence de

la piété tout en reniant sa force,” c'est en vain qu'ils

honorent Dieu. Ils enseignent des doctrines divines

d'un point de vue humain, apprenant toujours, et

n'arrivant jamais à la connaissance de la vérité. 2 Tim. 3: 4-7

Jamais, ou peu souvent, ils ne touchent à cette doctrine

glorieuse sur l'origine du mal. Vous n'avez rien à

faire de cela, disent-ils à la foule, mais s’en tient-elle

pour satisfaite? Ils oublient que nous avons charge

de ‘‘dispenser avec droiture la parole de la vérité”: 2 Tim. 2: 15

et que toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile

pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour

instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu

soit accompli et propre à toute bonne œuvre. 2 Tim. 3: 16, 17 27. Ces docteurs sauraient-ils que le mal chez

l'homme doit servir l'homme, et que l'homme doit servir

Dieu? Sauraient-ils que Satan est établi pour éprou-

ver les œuvres de Dieu? qu'il est l'officier de Dieu

préposé sur toutes Ses œuvres? Jésus, dans Sa vie Mat. s: 25

mortelle, fut amené dans Sion, Il demeura dans Sion, Es. 28: 16

et eut l'empire sur le mal; et dès que l’homme sera

comme Lui, Satan lié Le servira forcément chez tous

les hommes et toutes les créatures. Car Satan est Mat. 4: 10

le serviteur de Christ, le serviteur de Dieu. Dieu

l'ayant chassé du ciel, lui dit: ‘Satan. d’ou viens-tu?

Et Satan répondit à l'Eternel: De parcourir la terre, Job. 1: 7 ‘ m'y promener.” ‘Tu marchais au milieu des Ez. 28: 14 de feu.” L'homme mortel est comme ce feu,

est pas un feu naturel, mais un feu intérieur qui toujours à détourner l’homme des commandements de Dieu, un feu qui est dans les reins de l’homme. Job. 40: 10-15 Quand Sion eut laissé Jésus, Il fut assujetti à Satan, toutefois Il fut vainqueur. Satan ne put l’assuiettir qu'après que Christ et Jérusalem eurent abandonné le corps, car il n'eut pouvoir que sur la vie mortelle. Mais durant la vie mortelle de Jésus, Christ contraignait Satan à Le servir.

28. ‘Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Eternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux." “L'Eternel dit à Satan: As-tu remarqué mon servi-

teur, Job? Il n’y a personne comme lui sur la terre: c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal.” ‘Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre; seulement, ne porte pas la main sur lui. Et Satan se retira de devant la face

Job. 1:6,8.i2de l'Eternel.” Job vit sa postérité ravie de lui, mais il ne murmura pas. Il maudit le jour de sa naissance, il maudit le mal, mais sans murmurer contre le Tout-Puissant. Il était comme ceux qui voient en partie, sans voir ce qui est à venir. L'Eternel ne rendit-Il pas à Job le double de ce qu’Il lui eut pris? Quoique l'Eternel eût frappé Job et l’eût rudement affligé, Il le bénit après, ajoutant l'honneur à l'honneur, tellement que Job sourit à ses affictions, et apprit la grande vérité que ‘‘toutes choses’ concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.” Job eut dix enfants, l'Eternel les prit, mais Il lui en donna dix autres — figures des dix tribues présentement perdues et dispersées parmi les Gentils, par le pouvoir de Satan, et suivant la volonté de Dieu. C'est à elles qu'est envoyé ce message pris du ‘Rouleau Volant,” pour les rassembler afin que la promesse du Père soit remplie en elles. Si leur rejet a été la reconciliation du monde, que sera leur admission, sinon une vie d’entre les morts? C'est dans un dessein de grâce, de sagesse, de bonté que Dieu a décreté que l’homme soit trempé dans les peines et les souffrances afin qu'il sorte de cette fournaise purifié et béni de la connaissance, une connaissance que les anges autour du trône de Dieu ne possèdent pas, car ce sont là des choses ‘‘dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards.”

29. Si Dieu a planté le inal dans l'arbre, c'est aussi Lui qui, au temps marqué, a envoyé Son Fils uniquement engendré, Jésus, qu'il 1 oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres, pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une

Luc4:18,19 année de grâce du Seigneur... Quel était l’aveugle qui, venu à Jésus, n'a pas recouvré la vue? Quel était le boiteux qui, venant à Jésus, n'a pas été guéri? Quel était le lépreux qui, venant à Jésus n'a pas été rendu sain? Quel était le sourd à, qui, s'il s'adressait à jécus, Il n'a pas rendu

Mat. 15: 31 l'ouie? Quel était l’homme qu Lui aurait crié:

Jésus, Fils de David, aie pitié de moi! à qui Il n’a pas

reuse qu'on a traînée par les cheveux en Sa présence, elle vient d’être surprise en adultère par les justes pharisiens, qui tiennent dans leurs mains les pierres pour la lapider à mort. Vous les voyez qui témoignent contre elle et la condamnent, citant les lois de Moise. Mais Jésus prononce-t-Il un seul mot de condamna-

tion? Non, Il répond tranquillement: ‘Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.” Repris par la conscience, ils se retirent

l'un après l’autre, depuis les plus âgés jusqu'aux derniers. Jésus reste seul avec la femme. Il lui dit: ‘Femme, où sont ceux qui t'accusent? Personne ne t'a-t-il condamnée? Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus fui dit: Je ne te condamne pas non plus; va, et ne pèche plus.”

30. Dieu a placé le mal dans la ville, dans le tronc de l'arbre, et pour cette cause Adam a laissé Jérusalem, l'Esprit immortel, et il est descendu à Jéricho, le pays de Satan, habité par des voleurs et des brigands, qui l'ont dépouillé, lui et sa postérité, de son vêtement, l'ont blessé et laissé à demi-mort: et ce même Dieu, en temps opportun, a envoyé le Samaritain en Son propre Fils, pour parcourir ie même chemin et venir là où il était couché, pour bander ses plaies, en y versant de l'huile et du vin, pour le mettre sur sa propre monture et le conduire à l'hôtellerie, pour prendre soin de lui, payant avec les deux deniers ja dette d'Adam envers la loi et l'évangile, et donnant ordre

qu'on eût soin de lui. Mais le prêtre, figure de Hénoc, 1uc 10: 30-35

et le lévite, figure d'Elie, qui descendirent par le même chemin, ne furent pas molestés par les brigands, se

détournant du sépulcre, ils passèrent outre. Ceux-ci Gen. 5: 24 ne goûtèrent pas de la mort, ils furent transmués ; Rois 2: ##

sans mourir. Le Samaritain, au contraire, vint pour être dépouillé de Son vêtement, pour être blessé, pour s'abaisser au-dessous des souffrances les plus pénibles, les plus profondes qu'Adam et sa postérité avaient atteintes. Arrête-toi, Ô homme! juge selon la justice avant d'accuser Dieu de manquer de sagesse. Qui es-tu, à homme, ver de la terre, pour ue tu cries

contre le potier: ‘Pourquoi m'avez-vous fait ainsi?’ Rom. 9: 20

pour que tu blâmes ton Créateur en disant: ‘La femme que vous avez mise auprès de moi m'a donné de l'arbre et j'en ai mangé”? N'est-ce pas par bonté

fait grâce sur-le-champ? Voici une pauvre malheu- Mat. 9: 27

qu'Il t'a retenu de l'arbre de vie? En effit, r'ierchestu l'arbre de vie? Alors, pourquoi murmurer coutre le mal? Si tu crois avec repentance, le mal je terrui-ra-t-il pas à ton profit, en te donnant de la connaissance pour toute l'éternité? L'arbre de vie ne s’'offre-t-il pas maintenant aux enfants d'Abraham qui travaillent à vaincre tout mal, à fair nettoyer leur sang, afin que les corps de leur humiliation soient transformés en immortalité, et rendus semblables au corps glorieux de l'Homme-Christ, leur frère aîné?

31. O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes! Ne fallait-il pas que Christ souffrit ces choses pour son frère cadet, Adam, afin de l’amener avec Lui dans sa propre gloire, l'avant purifié trois jours dans une fournaise chauffée sept fois plus fort, pour le transformer en une épouse sainte et sans tache? Si les souffrances étaient essentielles à l'obéissance, et l’obéissance essentielle à la perfection en Christ, pour Lui qui était libre de péché, combien à plus forte raison ne devonsnous pas souffrir des chagrins, des douleurs dans les derniers replis du cœur, pleins d'imperfections que nous sommes? Corme il est écrit: ‘Bien qu'il fût Fils, il a appris l'obéissance par les choses qu'il a

souffertes, et après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur

d'un salut éternel Le Fils de Dieu aura-t-Il appris l'obéissance dans la fournaise ardente des souffrances, et ne nous faudra-t-il pas aussi acquérir la connaissance et l’obéissance dans une pareille fournaise? Il nous faut parvenir à une parfaite obéissance avant de pouvoir hériter d’un bonheur vrai et durable. Or, si le bonheur ne s'obtient que par une obéissance entière, et qu'une telle obéissance ne s'apprenne que dans la fournaise ardente des souffrances, le mal était donc nécessaire dans le tronc de l'arbre pour produire ces souffrances devant aboutir à un bonheur éternel. Ainsi, l'excellente sagesse de Dieu se manifeste à l'œil de la foi, et nous voyons que toutes choses concourent au bien, et tendent à une seule fin, le bouheur parfait de l’homme. Non pas un bonheur dans l'innocence tel que le possèdent les anges de Dieu, mais un bonheur parfait assaisonné de la connaissance. ce qui est beaucoup supérieur. Car, selon le plan divin caché en Dieu depuis la fondation du monde, c'est de la plus ar ère racine que doit s'extraire le plus doux

bonheur. C'est pourquoi nous nous glorifions dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance. Or, l'espérance qu'on voit n'est plus l'espérance: ce qu’on voit, peut-on l'espérer encore? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. En effet, l'espérance émanant d'une foi comme celle de notre père Abraham, est comme une ancre de l'âme, sûre et solide; elle pénètre dans le Lieu très-Saint, au-delà du voile, 1à où est entré comme précurseur l'Homme-Christ, notre grand prêtre: et tous les enfants d'Abraham ont le privilège béni d'y entrer avec Lui. ‘Mais, comme il est écrit: ce sont des choses que l'œil n’a point vues, que l'oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment.””

32. Si Dieu, suivant Son dessein éternel, a placé le mal dans la ville au commencement, s’Il a chassé Adam du jardin et l'a soumis à Pharaon, afin qu'il mangeât son pain à la sueur de son front au milieu des épines et des ronces, sujet à la maladie et à la mort, Il a aussi, en temps opportun, envoyé le Fils 4e Son sein comme le grand médecin de l'humanité, pour soulager les soufirances de l’homme. Il ne L'a pas

envoyé vers les gens bien portants, Il n’a pas cherché les justes: mais Il à cherché les malades et les chargés de fardeaux, les brebis perdues

de la maison d'Israël. Il est venu tenant dans Sa main la miséricorde, non le sacrifice. N'ayant rien à offrir au juste pharisien, Il l’a laissé de côté, et a poursuivi Sa route vers la piscine de Béthesda, en Jérusalem. Ici on voit un tableau de l'humanité souffrante, sous diverses formes, mais dues toutes à une même cause. Ici sont couchés un grand nombre de malades, d'aveugles, de boiteux, de paralytiques, attendant le mouvement de l'eau. figurant le mouvement de l'Esprit immortel. Au commencement, ‘l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.” Il y avait là un homme malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché, et sachant qu'il était dans ce cas depuis longtemps, lui dit: ‘Veux-tu être guéri?” Jésus passait au-delà des autres parce qu'ils étaient moins impotents, et pouvaient d'eux-mêmes descendre dans l’eau. Mais Ii avait compassion de cet homme parce qu'il était dans l'impuissance absolue, incapable

Rom. 5: 3

Rom. 8: 24, 25

Hé, 6: 19, 20

1 Cor. 2:9

Gen. 3: 18 Marc 2: 17 Mat.

Jn. 5: 1-9

Gen. 1:

de lui-même de descendre dans la piscine. Nul ne lui tendait une main secourable, et l'on y entrait avant lui, profitant de sa faiblesse. Duranc trentehuit longues années il avait été ainsi afigé. Sans doute, il était allé souvent au temple s présenter aux prêtres, mais ils ne pouvaient rien fcire pour lui: l'y voilà donc couché, oublié apparemment, inaperçu de tous sauf du grand médecin de l'humanité, venu pour chercher les brebis perdues de la maison d'Israël. Hélas, chers amis, combien il y en a aujourd'hui dans la chrétienté qui restent couchés dans un pareil cas, peut-être depuis le même nombre d'années, cherchant en vain du soulagement dans les rites et les cérémonies d'église que la sagesse humaine a inventées, se laissant conduire par des hommes aussi faibles qu'eux-mêmes! Ils voient une formalité qui semble modérer la détresse de quelques-uns, mais ils n’y trouvent aucune vertu, aucune du moins qui puisse remédier à leur état désespéré. Ils errent d'une église à une autre, de secte en secte, cherchant du repos et n'en trouvant point, jusqu’à ce qu'enfin, à bout d'espoir, ils se laissent tomber près de la piscine, seuls et abandonnés: car quel secours, en effet, pourraient-ils espérer de telles sources’ Mais au moment où ils s’y attendent le moins, la voix de Jésus parle doucement à leur cœur: “Veux-tu être guéri?” A peine saisissent-ils la vérité et le sens de cette parole, et comme ce pauvre homme, ils portent machinalement les yeux vers la piscine, vers des secours humains, et s'écrient avec l'accent du désespoir: ‘Je n'ai personne pour me jeter dans la piscine.”

3. Sache donc et comprends, 6 homme, que c’est à toi qu'est envoyé aujourd’hui ce message pris du Rouleau Volant, qui est esprit et vie. Nous répétons les paroles de Jésus: ‘Veux-tu être guéri?” Ce n'est pas une guérison partielle que nous t'offrons, pour l'âme seulement, c’°st une guérison entière, et pour l'âme et pour la chair, la rédemption même de ton corps, l'immortalité, ton corps vil purifié, changé et rendu semblable au corps glorieux de l’Homme- Christ. De nous-mêmes, nous ne pouvons rien, mais nous t'annonçons des paroles qui sont esprit et vie. Cherche, et tu trouveras la perle de grand prix, que la chrétienté a souillée et foulée aux pieds, car elle est révélée maintenant dans cette troisième et dernière veille de ia onzième heure: les jours de Daniel. Nous

disons ce que nous savons en vous annonçant la sagesse de Dieu, sagesse mystérieuse pour vous, puisque vous êtes encpre dans le parvis extérieur des Gentils, sagesse que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre 1: Cor, 2: 6, 7 gloire. C'est pourquoi nous vous exhortons à sortir

du milieu d'eux, et vous en séparer; ne touchez pas à

ce qui est impur, et le Dieu d'Abraham vous accueillera

et sera pour vous un père — si toutefois vous consentez,

comme Abraham, à gravir seul la montagne, laissant Gen. 22 tout en arrière, pour vous offrir, corps, âme et esprit, Rom. 12: 1 en sacrifice vivant sur l'autel du Dieu d'Israël, cher-

chant à connaître la vérité et à vaincre tout mal.

Par là vous ferez la preuve que vous êtes un enfant d'Abraham, perdu, mais retrouvé; et le Lieu Saint,

même le Lieu Très Saint s'ouvrira pour vous — si toutefois vous êtes capable de passer sous l'épée à deux tranchants de l'Esprit du Dieu vivant. Apoc. 1: 16

34. Adam était le premier homme corruptible; il est devenu corruptible, gâté, pour ne s'être pas tenu au commandement de Dieu. Cependant il était le plus jeune, car Jésus, le premier homme immortel, était avant le corruptible, selon qu'il est écrit: ‘Avant qu'Abraham fût je suis’ ‘Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts vivifiera aussi vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.” Le premier corps immortel est le Seigneur Rom. 8: 11 venant du ciel. C'est Lui qui est l'Esprit de l’homme complet, trois en un, et de la femme complète, trois en une: dès lors l’homme et la femme sont consommés, Jn. 17: 21 dans la Divinité. Celui qui ne veille pas, ni ne marche selon l'Esprit, ne sera pas revêtu de l'Esprit; il en sera retranché, et brûlera au feu comme le sarment, parce Jn. 15: 6 qu'il ne sera pas trouvé dans l'Homme-Christ. Mais celui qui est enté sur Christ, et en qui Christ, le Germe, est enté, Christ fera l'œuvre en cet homme. Es. 4: 2 Il en fera même une plus grande qu’Il n’a fait en Jésus.

C'est ain$i qu'Israël bâtira en Dieu. O maison d'Is-

raël, écoutez! Si Christ ne demeure pas en nous,

nous sommes sans force, incapables de marcher sur

les pas de Jésus. La chrétienté, tous les vrais croyants

en Christ, sont entés sur Christ, savoir en Son Rem. 11: 17 sang, et à la première résurrection Il les relèvera pour le

Salut de l'âme. Mais il est une vaste différence entre l’homme enté en le sang de Christ, et Christ, le Germe,

enté en l’homme. Un grand nombre de Chrétiens Et

2 Cor, 3: 18

dans toutes les communions de la chrétienté sont véritablement entés en le sang de Christ, mais Christ n’en est pas le Germe, et ils sont comme le sarment retranché—par la mort. Mais si Christ demeure en nous, nous sommes la vigne, et nous portons des raisins qu'on ne peut détruire, parce que la greffe s'est unie au cep. Mais avant que l’homme puisse s'unir 4 Christ, il doit devenir comme le tronc de l'arbre.

35. ‘Et Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance.” Il parlait alors aux anges. Et sans corps, les hommes seraient restés êtres spirituels comme les anges; mais ayant des corps, et ces corps étant entés sur Christ, et Christ en eux, ils sont transformés et rendus semblables au corps glorieux de l'Homme-Christ; dès lors l’homme est fait à l’image de la Divinité, plus élevé de beaucoup que les anges qui n'ont jamais quitté leur état d'êtres sans corps. Les anges autour du trône de Dieu échangeraient volontiers leur premier état contre des corps comme celui de l’homme, même avec toutes ses souffrances. “Les anges désirent plonger leurs regards” dans l’état de l’homme, mais ils ne pourront jamais sortir de leur état d'ange, ou esprit. C'est pourquoi, Ô homme, ne sois pas mécontent, et ne trouve pas injuste ton sort pénible ici-bas.

36. Ceux qui sont entés seulement en le sang de Christ viennent à sécher, à être retranchés, à mourir, parce qu'ils portent toujours de leur propre greffe, la corruptibilité. La mort survient, et sépare l'âme du corps. L'âme et le corps sont tous les deux déposés dans le sépulcre, et restent corruptibles jusqu'à la résurrection. Adam ayant mangé la corruption de l'arbre, est devenu corruptible; et parce qu'il ne pouvait s'affranchir de cette corruption, le second homme fut produit de la semence de la femme, sans la semence de l’homme. Jésus naquit de la pureté de la femme, car elle avait la faculté de diviser le bien du mal, et ce fut après cette division que l'Esprit immortel la

scouvrit de son ombre. Le sang était la vie de la chair

mortelle de Jésus demeurant dans Christ, et Son corps était sujet à la corruption. Mais Son corps n’a point subi la corruption, et pourquoi? Parce que l'Esprit de Christ s'était enté sur la chair mortelle au fleuve du Jourdain.

3/. Adam et Eve vinrent tous deux de l'Esprit de

Dieu. Lorsqu'ils péchèrent ils étaient pour ainsi dire comme des jumeaux, frère et sœur, toutefois comme une seule personne. Le mal fut placé dans la ville, ou temple, jusqu'au sixième jour, jour de la séparation Lév. 25: 21 du mal. Car, jusqu'à la loi, aucune charge ne pesait sur l'âme, mais les corps mouraient par la transgression provenant du mal. Mais depuis que la loi est donnée, Rom, 3: 20 l'âme qui pèche doit mourir, c’est-à-dire l'esprit se retire de l'âme jusqu’à la première résurrection, quand elle se relèvera. Paul dit: ‘Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.” Rom .7: 19 Il gémissait, inoculé qu'il était du venin de la mort. Et de même, toutes les diverses sectes de la chrétienté sont dans la transgression du corps, laquelle amène la mort. Ils n'ont point d'espoir pour une vie quelconque sans qu'ils aient passé par la mort. En effet, ils sont baptisés en la mort afin qu'ils se relèvent en , nouveauté de vie en la première résurrection. De Rom. 6: 4 tels perdent tous le corps, qui est livré à Satan, :s en Cor. s: 5 font la perte. Mais la maison d'Israël, et tous les enfants d'Abraham, savent que la semence de la femme va écraser la tête du serpent, Satan, qui, ayant la puissance de la mort, est le roi de la mort. Cepen- Hé. 2: 14 dant, chose étrange, bien que toute la chrétienté n'espère avoir la vie que par la mort et la perte du corps, grand nombre de bons et pieux Chrétiens croient que cette promesse s'est déjà réalisée; et poussés à bout pour une raison de leur espérance, ils citent cette Ecriture: ‘C'est pourquoi il est dit: Etant monté en haut, il a emmené des captifs, et il a fait des dons à l'homme.” Cependant la mort règne toujours autour Eph. 4: 8 d'eux, et ils l’attendent pour eux-mêmes. Comment donc aurait-Il emmené la captivité captive? Mais. la chrétienté oublie toujours que ‘‘ Dieu appelle les choses qui ne sont pas comme si elles étaient; que ‘nulle Rom. 4: 17 prophétie de l’Ecriture n'est d’une iuterprétation particulière”; et que ‘devant le Seigneur un jour est 2 Pier. 1: 20 comme mille ans, et mille ans sont comme un jour.” 2 Pier. 3: 8 Ils font confusion des promesses de Dieu; et regardant dans des telescopes EF :: :ins, ils préfèrent le bout qui fait grossir.

38. La maison d'Israël, les enfants d'Abraham, attendent avec sollicitude le temps où la semence de la femme écrasera la tête du serpent, ou la mort. Il est bien étrange que tant de personnes dans la chrétienté croient aue la téce du serpent fut écrasée lors

Rom, 16: 20 Gen. 3: 15

Osée 13: 14

Marc 12: 25

Jér. so: 20

Mat. 5: 25

du crucifiement et de l'ascension de Christ, quand Il a emmené des captifs, malgré l'évidence de la mort qui les confronte de tous les côtés. Il est certain, pourtant, que l’apôtre des Genuils ne leur a point enseigné cela, car, en terminant on épite aux Romains, il fait allusion à ce point dans une dernière exhortation à la constance et à l'obéissance, leur disant: ‘Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds.” Ils ont déjà blessé le talon de la semence de la femme; et maintenant ne faut-i vas que la semence de la femme écrase la tête qui leur à fait faire ce mal, afin

qu'ils soient revêtus de la vie Car, lorsque Christ eut abandonné la semence: de l1 ismme, ne Lui firent-ils pas suivant leur volont li fut soumis à la sentence de mort à cause de la tsansgression du fils cadet, et Dieu livra Son talon port &t lessé. “a vie mortelle

fut donnée pour le salut die } «me.

39. Or, il y a deux fils, l'un corruptible, l'autre immortel: et Dieu dit: ‘Que le repentir se dérobe à mes regards!” Mais l'homme qui quitte cette vie sans s'être jamais repenti, est-il de l’incorruptible ? est-il de la vigne? Non, certes Il * a trois point: de vue, mais il n'est que deux vign: L'une est ia substance de l'arbre corrompu qui ne se repent bas, il meurt, et reste dans la fournaise, la terre, le séjour des morts, jusqu'à la dernière résurrection Mais ceux qui sont de la vigne corruptible se repenicnt, ils se relèvent en la première résurrection, et reçoivent des corps spirituels semblables aux ange: mais sans la connaissance. Mais celui qui est de ji: vigne immortelle n’a pas besoin de repentance, son iniquit. est ôtée, parce qu'il aura travaillé à la faire ôter, et aura trouvé le moyen de la faire enlever jusqu'à la racine. En effet, demander le pardon, n'es: ce pas se repentir, ‘ ne leur faut-il pas mourir? li: sont comme les débiteurs et l'économe qui, à la prière des débiteurs, réduisit leurs billets. La réduction du billet, <'est le pardon. Nonobstant la diminution des dettes, il y a une séparation, car il est une dette qui n est pas payée, qui n’est pas effacée. N'est-il pas écri ‘‘Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui”? Faire dom ce qui nous est commandé par notre Seigneur, n'est-il pas bien plus louable que la repentance? L'intustice de toute sorte se pardonne pour le salut de l'irme, parce que Satan les avait subiugués, et le Seigneu a pa.

lus

la cette du corps. Celui dont la dette est diminuée reçoit le pardon qu'il avait demandé, mais la dette entière est levée nour la maïson « Israël.

40. 14 maladie, la souffrance la misère, sont les conséque ces naturelles du mal que Dieu, avec une

sagesse crutable, mu par la bonté et la misérico ie, a placé au début cans le tronc de l'arbre de la connaissance, lequ st, me nous l'avons vu, !a femme." Le plan st que l’homme, à l'instar

de Jésus, le grandi exemple ct modèle d- l'humanité, n'entre dans la gloire éte: nelle qu'après : voir traversé

les intime: profondeurs & misère et s être purifis pai louleur. 15 l'evon dit, l'homme n'est pas enc fait l'in et «lisn la blance de la Divinité un © st ï it, lesus, la semence e la tem I est le L 4 ame est taillé e la terr: ère à tat ant le premier jour, où pres ière disoen le x mil! ans, il se développe <’une n h À second jour il est pi st in 1. loi agit sur ui L nn u, € sse, ic là, de gran ls n é de out donner de forme, pou :ssujet! on C« a i i de Dieu, et lui faire con: itre & sat Le troisième jour il est soustrait à la le, € s à l'opération plus délicate des

iseaux ce | évang a de le mieux façonner, et le ire parfait de : rme et de symétrie, présentable

is #1 ride 1 rien de semblable, mais irrépre hensib On voit me que la pierre rude taillée de i ir rièri bon la loi et l'évangile qui la façonen sont bo Cr, ‘dans une grande maison ii ny a pas: nt d vases d'or et d'argent, mais | y en a auss is et © terre; les uns sont des vases

l'honreur, et k autres sont d'un usage vil” Mais aque vase individuellement ‘‘sera manifesté, car le

ur le a cor caître, parce qu'il se révélera dans le

et ieu éprouvera ce qu'est l'œuvre de chacun.

eu... bâtie par quelqu'un sur le fondement subsiste,

ra ne ré ompense. Si l'œuvre de quelqu'un

nsun il en fera la perte (par ia mort), pour

on à! |! ‘era sauvé, mais comme au travers

i feu” (d pulcre). Tandis que la maison est en voie de astruction (dont tous les matériaux

sont tirés de la même terre mère, que ce soient pierres, bois, ou briques et mortier), elle n’a pas une belle apparence, il est mieux d'en couvrir les brèches. On

2 Tim, 2:

Cor. 3:

Luc 13: 25

Jac. 3:9

Osée 12:11

parcourt difficilement l'intérieur, jonché qu'il est des débris de mortier, des éclats de bois et de pierre. Ces débris pourtant, qui sont ramassés et brülés, proviennent de la même matière dont la maison est construite. Enfin, quand la maison a été bien nettoyée en dedans comme en dehors, elle est propre à l'usage du maître; il y entre et demeure, fermant la porte centre tous les ennemis.

41. Jacques nous dit dans son épître que l'homme est ‘‘fait à la ressemblance de Dieu.” Il est écrit: “J'ai parlé aux prophètes, j'ai multipliés les visions, et par les prophètes j'ai proposé des similitudes." La nature est un volume de similitudes, et de quelque côté que nous regardions, nous trouvons dans le temporel des similitudes du spirituel. Le cultivateur aurait beau jeter de ia semence dans un sol inculte, il faut que la terre mère soit premièrement labourée. Pareillement, il faut que le cœur de l’homme soit travaillé par le remords de conscience avant qu'il soit propre à recevoir la semence, la parole de Dieu. La semence est recouverte, cachée aux oiseaux, ou esprits malins, toujours prêts à la voler. Pour prendre racine dans le sol, il faut qu’elle meure et pousse un germe, car ‘‘ ce que tu sèmes ne reprend point vie, s’il ne meu re +ÿ montrant à l’homme la résurrection. ‘Et ce que tu sèmes, ce n'est pas le corps qui naîtra. Dieu lui donne un corps comme il lui plaît.” ‘Le corps est semé corruptible, il ressuscite incorruptible; il est semé

1 Cor. 15: 36-44 corps animal, il ressuscite corps spirituel,” semblable

aux anges. Le froment croît à côté des chardons et de l’ivraie, et n’en est séparé qu’au jour de la moisson, le sixième jour; alors le froment est amassé et les balles

Mat. 13: 24-3050nt brüûlées. Les similitudes du cultivateur offrent

un sujet trop vaste pour qu'on le traite ici, nous ne faisons qu'y attirer l'attention, vous laissant le soin de le poursuivre à votre loisir. C'est un sujet riche en illustrations. Soit qu'on regarde le cultivateur émonder ses plantes, ou greffer ses arbres, ou arracher l'ivraie et ies mauvaises herbes qui étouffent les plantes et en empêchent la croissance; soit qu'on la voie employer l'arrosoir, ou creuser autour les racines d'un arbre et y mettre du fumier, ou attacher le jeune plançon à un fort pieu (l'un vivant, l’autre mort) pour qu'il pousse droit; soit qu'on le suive dans la serre, où il soigne les tendres plants, émondant ici, retranchani là, or repiquant à demeure, —les similitudes du cultivateur feraient à elles seules un volume.

42. Puis, quand on regarde dans la forêt et contemple le chêne vigoureux, on s'étonne qu'il ait pu résister à tant de bises de mars, à tant d’orages, et qu'il ait pu atteindre la hauteur et la grosseur qu'on lui voit. Il nous témoigne que le secret en est dans ses racines, qui se plongent bien avant dans la terre mère, à la recherche de l'humidité, et embrassent la roche avec une ferme étreinte; nous avertissant par là que si nous voulons nous élever il faut premièrement nous abaisser. Nous considérons la tête des champs qui broute silencieusement l'herbe, et aous nous mettons à réfléchir: D'où vient la différence de l’homme à tout le reste de la création animale? Toute bête qui rôde autour de nous sent les mêmes besoins corporels que nousmêmes. Elle a faim, et broute l'herbe; elle a soif, et boit dans le ruisseau; sa faim et sa soif sont apaisées, elie est satisfaite, et s'endort. Elle se lève et a faim encore, elle se repaît de nouveau, et se repose. Nous aussi, nous avons faim et soif comme elle, mais la faim et la soif ayant cessé, le repos nous fait défaut. Les besoins nous tourmentent, mais nous ne sommes pas, comme elle, satisfaits de la réplétion. Nous trouvons sombre &; ennuyeux le temps d'attente, il nous tarde d’avoir faim encore afin de réveiller notre intérêt. Les oiseaux enlèvent les petits fruits ou le blé et s'envolent dans les bocages où, perchés sur les branches dans un bonheur évident, ils consument leur vie à répandre une série de chants invariables. Nous aussi, nous pouvons appeler le joueur et le chanteur, mais les sons qui nous plaisaient hier sont devenus lassants aujourd’hui, et le seront encore plus demain. Nous ne trouvons en nous aucune faculté de perception qui ne puisse s’assouvir du plaisir qui lui est propre, cependant les délices nous fuient. Evidemment, l’homme a quelque sens latent que ce lieu n'offre pas les moyens de contenter; ou bien il a des désirs distincts des sens qu'il faut satisfaire pour le rendre heureux. “Vous” êtes heureux, êtres aimables! et vous n'avez pas lieu de nous porter envie, à nous qui marchons ainsi parmi vous, chargés du fardeau de nous-mêmes. Nous n'envions pas non plus votre félicité, car elle n'est pas la félicité de l’homme. Nous avons beaucoup de détresses dont vous êtes exempts. Nous craignons la douleur, lors même que nous ne la sentons pas; nous tremblons au souvenir des maux passés, et rious nous alarmons parfois des maux anticipés. Assuré-

ment, une Providence équitable a balancé des souffrances singulières par des jouissances singulières.

43. Vous qui écoutez avec crédulité la voix de l'imagination, et poursuivez ardemment les fantômes de l'espérance, qui croyez que l’âge müûür accomplira les promesses de la jeunesse, et que les défauts d’aujourd’hui se suppléeront demain, apprenez par les similitudes autour de vous que les misères de ce monde présent sont nécessaires au bonheur. Observez que la bête des champs se plie à genoux avant de se coucher, que l’insecte disgracieux enlacé dans sa toile, la chrysalide, va se revêtir bientôt des couleurs éclatantes, et s'envoler pour extraire le plus doux miel de la fleur la plus amère. Ce qu'on peut connaître de Dieu se manifeste à nous dans les similitudes ordinaires de la nature, et par elles Dieu paiie chaque jour à l'homme. “En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables.” “Les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée en nous. Aussi la création attend-elle avec ardeur et anxiété la révélation des fi: de Dieu. Car la création a été soumise à la vérité, — non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise, — avec l'espérance qu'elle sera aussi affranchie de la servitude de la corruption pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière gémit et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement, mais nous aussi, qu: avons les prémices de l'Esprit, nous aussi nous gémissons en nous-mêmes, en attendant l'adoption, la ré-

Rom. »: 13-23 demption de notre corps.”

44. Les enfants d'Abraham, auxquels il est permis, par la grâce de Dieu, au moyen de ! Esprit de vérité, d'entendre, de voir et de connaître les choses profondes

Dan. 2: 1923et secrètes du Seigneur, cachées en Dieu dès la fonc4tion du monde; qui savent quelles sont les gloires que Ps. 31: 20 Dieu tient en réserve pour l’homme, sur le point de se révéler dans cette troisième veille de la onzième et dernière heure; qui attendent patiemment que Christ Et 6::1.5 et Jérusalem viennent prendre ‘‘la fiancée”; qui sont privilégiées d'entendre, dans le Lieu très-Saint, les paroles ineffables qu'il n'est pas permis d'exprimer dans le parvis extérieur; qui, se tenant sur le haut de

la montagne, découvrent et saisissent en quelque mesure la bonté libérale de Dieu et les richesses incalculables de Sa sagesse, — ceux-là ne voient pas comme l’homme, ils ne jugent pas selon la sagesse de l’homme, ni d’après ses poids et mesures, mais ils jugent à la lumière de l'inspiration divine par l'Esprit immortel. Ils embrassent du regard les œuvres de Dieu pendant les six mille ans, ils les contemplent avec admiration, comme les œuvres d’un jour. Ils considèrent la création, et la promesse faite à la femme dans la chute; puis ils tournent leurs yeux vers le Mont Calvaire, et de là, vers la fin de la création et l'accomplissement de ces promesses lors de l’avènement de Christ avec tous Ses saints en gloire, pour recevoir Son Epouse. Mais ceux qui ne comprennent pas les sages et justes procédés de Dieu avec les fils des hommes, regardent les souffrances et les afflictions de l’humanité d’un seul point de vue, celui du jugement. Ils cherchent donc à spaiser la colère, le courroux de ce juge dur et austère, et veulent y échapper par la mort, au lieu de chercher l'Esprit qui les rendrait forts pour porter leurs fardeaux, et persévérer jusqu'à la fin, vainquant tout mal. Mais les enfants d'Israël ne méprisent pas le châtiment de l'Eternel, et ne perdent pas courage lorsqu'Il les reprend, car ils savent que le Seigneur châtie ceux qu'Il aime, et frappe de la verge tous ceux qu’Il reconnaît pour Ses fils. 11 émonde tout sarment qui porte du fruit, afin qu'il en porte davantage. C'est ce qui témoigne qu'ils sont des fils, et non des enfants illégitimes. Nous sommes châtiés afin que nous participions de Sa sainteté, et que nous soyons parfaits comme Il est parfait.

45. Ceux qui ne comprennent pas les procédés de Dieu avec les fils des hommes regardent les visitations soudaines qui arrivent sous Son gouvernement comme marques de Son déplaisir, et croient que les gens ainsi frappés sont de plus grands pécheurs qu'euxmêmes. Mais qu'en dit Jésus? ‘Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens parce qu'ils ont souffert de la sorte ? Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous p{ 7 tous également.” Les pharisiens nourrissaient j. e erreur, Car ils disaient à Jésus: ‘‘ Rabbi, qui a pu. , cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugx? Jésus répondit: Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c'est afin que les

Ez, 40: 2

1 Thes, 3: 13

Ps. 94: 12

Hé. 12: s-11

Luc, 13: 2,5

œuvres de Dieu soient manifestées en lui.” Il est vrai que le Seigneur, toujours avec compassion, afflige Son p-uple par la maladie et la mort, mais Il le fait avec amour, et Ses enfants apprennent à lécher !e couteau et à baiser la verge. Les Corinthiens mangeaient et buvaient indignement, ne discernant pas le corps du Seigneur. ‘C’est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts. Si nous nous jugions nousmêmes nous ne serions point jugés Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec 1 Cor. 11: 27-32le monde.” Comment pourrait-il pécher, l’homme qui ignore le mal? Si la connaissance n’est pas donnée, est-on condamnable de faire ce dont on n’a pas l’intelligence? L'homme a péché avec connaissance, afin que le dessin de Dieu soit manifesté à la fin. O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que Ses jugements sont insondables, et Ses voies incompréhen:ibles! Car qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été Son conseiller? Qui Lui a donné le premier pour qu'il ait à recevoir du retour? C'est de Lui, par Lui et pour Lui que sont toutes choses. A Lui la gloire dans tous les siècles! Rom. 11: 33-36 Amen!

FIN DE LA PARTIE Il.

COORDONNÉS SOUS FORME D’UNE SÉRIE DE SERMONS POUR LES EGLISÉS DES GENTILS.

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