Le Joueur, de Rcgnaril ; le Groudeur, de Bruoys
2. Question capitale pour les comédieus eoniiue pour les critiques :
toute l'interprétation du rôle de Tartull'e dépend de la solution qu'on en donne. Je ne puis, pour ma
part, ne pas rcp^arder comme prol'onilémenl coniiijue cette liypocrisie percée à jour par tout le monde, sauf par le hoidiorame Orgon et par sa vieille sotte de mère, et prise finalement à ses propres pièges. Voy. Inlroil., \\. xxvu.
CRITIQUE ET LITTÉRATUEE. 2Ô5
Je me bornerai simplement à insister encore un peu sur la nécessité où nous sommes d'avoir des choses nouvelles. Si l'on avait toujours mis sur le théâtre tragique la grandeur romaine, à la fin on s'en serait rebuté; si les héros ne parlaient jamais que de tendresse, on serait atTadi :
0 imitatores, scrimm pectis * ?
Les bons ouvrages que nous avons depuis les Corneille, les Molière, les Racine, les Quinault, les Lulli, les Le Brun, me paraissent tous avoir quelque chose de neuf et d'original qui les a sauvés du naufrage. Encore une fois, tous les genres sont bons, hors le genre ennuyeux -.
Ainsi il ne faut jamais dire : Si cette musique n'a pas réussi, si ce tableau ne plaît pas, si cette pièce est tombée, c'est que cela était d'une espèce nouvelle ; il faut dire : C'est que cela ne vaut rien dans son espèce.
{Préface de l'Enfant prodigue.)