‹ Extraits en prose de VoltaireChapitre 179 sur 259 · Li- tc'lèbro |irolec(eur iIp J.-Il · texte numérisé non relu

Li- tc'lèbro |irolec(eur iIp J.-Il

lioussoaii, qui lui a (lé<lié sa plus lii'lln oili> : prédr-ccsseur ilu duc <li' Richelieu dans l'aïubassadc de Vienne.

2. Tliieriot ne vent )ioint d'apliointenienb : cela sent la domes-

ticité; mais il reçoit lii's bien des secours eu argent.

3. Voltaire avait installé son ami dausTapparteniont qu'il louait (sans l'occuper pour le moment) chez le président de Bernières, quai des Tliéatius.

domestique* de grand seigneur, cela n'est pas lolérable. Quelle l'ortune avez-vous donc faite depuis le temps où le comble de vos désirs était d'être ou secrétaire du duc de Richelieu, qui n'était point ambassadeur, ou commis des Paris-? En bonne foi, y a-t-il aucun de vos frères qui ne regardât comme une très grande fortune le poste que vous dédaignez?

Ce que je vous écris ici est pour vous faire voir l'énormité de votre tort, et non pour vous faire changer de sentiments. Il fallait sentir l'avantage qu'on vous offrait; il fallait l'accepter avidement, et vous y consacrer tout entier, ou ne le point accepter du tout. Si vous le faisiez avec regret, vous le feriez mal; et, au lieu des agréments infinis que vous y pourriez espérer, vous n'y trouveriez que des dégoûts et point de fortune. N'y pensons donc plus, et préférez la pauvreté et l'oisiveté à une fortune très honnête et à un poste envié de tant de gens de lettres, et que je ne céderais à personne qu'à vous, si je pouvais l'occuper. Un jour viendra bien sûrement que vous en aurez des regrets, car vos idées se rectifieront, et vous penserez plus solideluent ijuc vous ne faites. Toutes les raisons que vous m'avez apportées vous paraîtront lui jour bien frivoles, et, entre autres, ce que vous me dites qu'il faudrait dépenser en habits et en parures vos appointements. Vous ignorez que, dans toutes les cours, un secrétaire est toujours modestement vêtu, s'il est sage, et qu'à la cour de l'empereur il ne faut qu'un gros drap rouge, avec des boutonnières noires^; que c'est ainsi que l'empereur est habillé'.

Page 1