‹ Extraits en prose de VoltaireChapitre 193 sur 259 · Il a surtout en vue J.-B. Rousseau · texte numérisé non relu

Il a surtout en vue J.-B. Rousseau

o. Né en 14SÔ, mort en fôoô, autour de Gargantim et Pantnqruel.

i. Le plus grand poète français du quinzième siècle, vrai gamin de Paris, qui encourut la potence par ses méfaits, mais qui a chaulé les émotions de. cette vie dévergondée dans deux admirables

qu'à vous. Je vous jure que vous serez supérieur en tout ce ijue vous entreprendrez ;mais ne négligez rien. Je vous donne an bon conseil, ajjros vous avoir donné de bien mauvais exemples. Je me suis mis trop tard à corriger mes ouvrages; je passe actuellement les jours et les nuits à réformer la Henriaâe, Œdipe, Bnihis, et tout ce que j'ai jamais fail- ?s"atteiulez pas comme moi :

Si nolh sanits, currcs hi/firopiciis '

(Hor., lih. I, l'p. Il, V. 34.]

Je songe à guérir mes maladies, mais vous, prévenez colles qui peuvent vous attaquer Puisque vous chantez VétuçU avec tant d'esprit et de courage, ayez aussi le courage de limer cette production vingt fois ; renvoyez-la-moi, et que je vous la renvoie encore. La gloire, en ce métier-ci, est comme le royaume des cieux, et violenH rap'mnt illud *. Que je sois donc votre directeur^ pour ce royaume des belleslettres ; vous êtes une belle âme à diriger. Continuez dans le bon chemin, travaillez; je veux que vous fassiez aux belles-leifres et à la France un honneur immortel. Plutus* ne doit être que le valet de chambre d'Apollon; le tarif'' est bientôt connu, mais une épître en vers est un terrible ouvrage. Je défie vos quarante fermiers généraux de le faire. Adieu ; je vous embrasse tendrement ; je vous aime comme on aime son fils. Mme du Chàtelet vous fait les compliments les plus vrais; elle vous écrira, elle vous remercie.

lecuoils, le Pelit et le Grand Testament.

1. Situ ne cours ])as étant en bonne santé, tn y seras forcé quand tu seras hijdropique.

2. Saint Mathieu, xi, 12. — Ce sont les violents qui s'en emparent.

5. Comme 11 y a Oes tlirecieiirs de conscience pour préparer les âmes à entrer dans le « royaume des cieux ».

■4. Allusion aux richesses et aus fonctions du jeune Helvétius.

D. Le tarir des taxes que les fermiers devaient percevoir.

CORP.ESrO.XDANCE. 545

Allons, qu'un ouvrage qui lui est adressé soit digne de vous et d'elle. Vous m'avez fait trop d'honneur dans cet ouvrage el cependant je vous rends la vie bien dure. Adieu ; je vous souhaite la bonne année. Aimez toujours les arts el Cirey.

dO.

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