‹ Extraits en prose de VoltaireChapitre 196 sur 259 · H. — A M. DE VAUVENARGUES · texte numérisé non relu

H. — A M. DE VAUVENARGUES

Décembre (l"li).

L'état 'où vous m'apprenez que sont vos yeux- a tiré, monsieur, des larmes aux miens; et l'éloge funèbre' que vous m'avez envoyé a augmenté mon amitié pour vous, en augmentant mon admiration pour cette belle éloquence avec laquelle vous êtes né. Tout ce que vous dites n'est que

I. Le marquis de Vauvenargues, né en ITlo, mort en 1747, était cnpitaine au régiment du roi, en garnison alors à .^ancy. La retraite de Prague (17-12) avait épuisé les forces de ce jeune et l)rillaut officier : il consacrait ses loisirs forcés à des écrits de morale et de critique, qui marquent sa place immé-

diatement au-dessous de La Bruyère, et avait pris Voltaire pour confident de ses essais.

Page 1