Célèbre empoisonneuse, exéciiléc à Paris en 1G
ce bienfait ; il n'avait qu'à dire un mot, ce n'était pas la peine de faire emprisoiuier un vieillard qui va prendre les eaux. Il aurait pu se souvenir que, depuis plus de quinze ans, il m'avait prévenu par ses bontés séduisantes; qu'il m'avait, dans ma vieillesse, tiré de ma patrie; que j'avais !ravaillé avec lui deux ans de suite à perfectionner ses talents; que je l'ai bien servi, et ne lui aimanqué en rien; qu'enfin il est bien au-dessous de son rang et de sa gloire de prendre parti dans une querelle académicjue', et de finir, pour toute réconqiense, en me faisant demander ses poésies par des soldats.
J'espère qu'il connaîtra, tôt ou tard, qu'il a été trop loin ; que mon ennemi l'a trompé, et que ni l'auteur ni le roi ne devaient pas jeter tant d'amertume sur la fin de ma vie. 11 a pris conseil de sa colère, il le prendra de sa raison et de sa bonté. Mais que fera-t-il pour réparer l'outrage abominable cju'on vous a fait en son nom? Milord Maréchal sera sans doute chargé de vous faire oublier, s'il est possible, les horreurs où un Freytag vous a plongée.
On vient de m'envoyer ici des lettres pour vous ; il y en
a une de Mme de Fontaine^ qui n'est pas consolante. Ou
/ prétend toujours que j'ai été Prussien. Si on entend par
là que j'ai répondu par de rattachement et de l'enthou-