‹ Extraits en prose de VoltaireChapitre 223 sur 259 · Poignard des Malais · texte numérisé non relu

Poignard des Malais

2. Voltaire fait allusion à la guerre acliarnée que se livraient les Anglais el les Français, peujiles frères, dans ces lointains parages et pour des intérêts dont il ne se rendait pas exattement compte, non

plus que le plus grand nombre des \ Franrais, même parmi les classes j éclairées. "^

3. Cachemire, la capitale de ce petit royaume indien, est aussi au Jjord d'un lac, le lac Dali.

i. Ferney et Tourney.

qu'il m'en souvient, beaucoup plus robuste que moi, et je m'imagine que vous vivrez autant qu'Aureng-Zeb*. 11 me semble que la vie est assez longue dans l'Inde, quand on est accoutumé aux chaleurs du pays.

On m'a dit que plusieurs rajas et plusieurs omras^ ont vécu près d'un siècle; nos grands seigneurs et nos rois n'ont pas encore trouvé ce secret. Quoi qu'il en soit, je vous souhaite une vie longue et heureuse. Je présume que vos enfants vous procureront une vieillesse agréable. Vous devez sans doute vivre avec beaucoup d'aisance; ce ne serait pas la peine d'être dans l'Inde pour n'y être pas riche. Il est vrai que la Compagnie ne l'est point; elle ne s'est pas enrichie par le commerce, et les guerres l'ont ruinée; mais un membre du conseil ne doit pas se sentir de ces infortunes.

Je vous prie de m'insfruire de tout ce qui vous regarde, de la vie que vous menez, de vos occupations, de vos plaisirs et de vos espérances. Je m'intéresse véritablement à vous, et je vous prie de croire que c'est du fond de mon cœur que je serai toute ma vie, monsieur, votre, etc.

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