Tronchiu le banquier; voy
p. 361, note 6.
3. Fontenelle , neveu de Corneille, n'avait laissé aucune part de sa belle fortune à cette branche j collatérale.
A M. DIMOLARD »
A Ferney, 15 janvier (1761).
Mon cher ami, nous ne montrons encore que le français à Coniélie-; si vous étiez ici, vous lui apprendriez le grec. Nous ne cessons jusqu'à présent de remercier M. Titon et M. Lebrun ' de nous avoir procuré le trésor que nous possédons. Le cœur paraît excellent, et nous avons tout sujet d'espérer que, si nous n'en faisons pas une savante, elle deviendra une personne très aimable, qui aura toutes lei vertus, les grâces et le naturel qui font le cliarme de la société.
Ce qui me plaît surtout en elle, c'est son attachement pour son père, sa reconnaissance pour M. Titon, pour M. Le Brun, et pour toutes les personnes dont elle doit se souvenir. Elle a été un peu malade. Vous pouvez juger si Mme Denis en a pris soin ; elle est très bien servie; on lui a assigné une femme de chambre qui est enchantée d'être auprès d'elle ; elle est aimée de tous les domestiques ; chacun se dispute l'honneur de faire ses petites volontés, et assurément ses volontés ne sont pas difficiles. Nous avons cessé nos lectures depuis qu'un rhume violent l'a réduite au régime et à la cessation de tout travail. Elle commence à
1. Né en 1709, mort en 1772. Ce liltératenr, très dévoué à la personne et aux idées de Voltaire, avait publié en 1750 une Dissertation sur les principales tragédies anciennes et modernes qui ont paru sur le sujet d'Electre, et en particulier sur celle de Soplmcle : l'Electre de Crébillon y était rigoureusement critiquée.