‹ Extraits en prose de VoltaireChapitre 248 sur 259 · A. M. D'ALEMBERT · texte numérisé non relu

A. M. D'ALEMBERT

8 juillet n76o).

Mon cher philosophe, votre lettre m'a pénétré le cœur^. Je vous aime assez pour vous apprendre des secrets que je ne devrais dire à personne, et je compte assez sur votre probité, sur votre amitié, pour être sûr que vous garderez le silence que je romps avec vous. Je ne vous parle point de l'intérêt que vous avez à vous taire; tout intérêt est chez vous subordonné à la vertu.

Aime du Deffant, se détachait d'elle depuis que la marquise se rangeait parmi les adversaires de la secte encyclopédique. Bientôt la rupture entre eux fut comidète, quand Mme du Deffant eut renvoyé MlledeLespinasse, sa demoiselle de compagnie, à laquelle elle ne pardonna pas d'avoir tenu secrètement dans sa propre maison un salon rival du

sien et composé principalement de d'Alendjcrl et de ses amis.

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