Sous la domination franraiso
2. Le Grand-Mogol est le souverain de l'empire formé vers 1305 des déLris des É(als conquis parTamerlan; l'HindousIau en était la parlic principale.
3. Erreur ethnograpliique. — Les Mongols, originaires des jdateaux supérieurs de l'Asie septentrionale, appartiennent à une racedifTérente des Tartures, auxquels ils ont éten-
du leur conquête, sous le règne de Gengisklian.
i. Lcsra'ias (ou rndjahs) étaient les souverains des diverses contrées de l'Inde, indépendants avant la conquête mongole; les o)«rrt.?, au nombre de 24, composaient le conseil du Grand-Mogol; les nababs étaient les gouverneurs de provinces, subordonnés eux-mêmes aux soubabs.
dérobent aux animaux carnassiers; mais à la longue ils sont découverts et dévorés. »
Quand les deux voyageurs furent arrivés dans l'Asie Mineure, le conseiller dit au brame : « Croiriez-vous bien qu'il y a eu une république formée dans un coin de l'Italie, qui a duré plus de cinq cents ans, et qui a possédé cette Asie Mineure, l'Asie, l'Afrique, la Grèce, les Gaules, l'Espagne et l'Italie entière? — Elle se tourna donc bien vile en monarchie? dit le brame. Vous l'avez deviné, dit l'autre; mais celte monarchie est tombée, et nous faisons tous les Jours de belles dissertations pour trouver les causes de sa décadence et de sa chute'.
— Vous prenez bien de la peine, dit l'Indien ; cet empire est tombé parce qu'il existait. Il faut bien que tout tombe; j'espère bien qu'il en arrivera tout autant à l'empire du Grand-Mogol.
— A propos, dit l'Eiu'opéen, croyez-vous qu'il faille plus d'honneiu" dans un Élal despotique et plus de vertu dans une république*? » L'Indien s'étant fait expliquer ce qu'on entend par honneur, répondit que l'honneur était plus nécessaire dans une républicpie, et qu'on avait bien plus besoin de vertu dans un Étal monarchique. « Car, dit-il, un homme qui prétend èlie élu par le peuple ne le sera pas s'il est déshonoré ; au lieu qu'à la cour il pourra aisément obtenir une charge, selon la maxime d'un grand prince'', qu'un courtisan, pour réussir, doit n'avoir ni honneur ni humeur. A l'égard de la vertu, il en faut pro-
1. Allusion railleuse au célèl>re opuscule de Montesquieu : (îrnndeitr et di'cndence des Ro))ini)is.
2. Ainsi que le soutieul Montesquieu dans VEspril des lois. — Mais lo réponse de Voltaire est à côté de la véritable question. Ce
que Monlesquieti pj-élend, avec raison, c'est que la vertu est le principe sur lequel repose et dure un Etat républicain; l'Iionneur, le principe qui fait vivre et durer une niuuaicliie tempérée.