IX. — VOLTAIRE HOTE DE FREDERIC II
Le roi de Prusse, à qui j'avais souvent signifié que je ne quitterais jamais Mme du Chàtelet pour lui, voulut à toute force m'attraper q land il fut défait de sa rivale-. Il jouissait alors d'une paix qu'il s'était acquise par ses victoires, et son loisir était toujours employé à faire des vers 0!i à écrire l'histoire de son pays et ses campagnes. Il était bien sûr, à la vérité, que ses vers et sa prose étaient fort audessus de ma prose et de mes vers, quant au fond des choses; mais il croyait, que, pour la forme, je pouvais, en qualité d'académicien, donner quelque tournure à ses écrits; il n'y eut point de séduction flatteuse qu'il n'employât pour me faire venir.
Le moyen de résister à un roi victorieux, poète, musicien, et philosophe, et qui faisait semblant de m'aimer! Je crus que je l'aimais. Enfin je pris encore le chemin de Potsdam au mois de juin 1750^. Astolphe* ne fut pas mieux