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là? » dit le conseiller. Le brame dit : « Il faut le chercher I. »

Mais revenons aux sujets de pure littérature, aux Lettres proprement dites : « aliment de la jeunesse, soutien de l'âge mùr, ornement de la prospérité, consolation dans le malheur, délices du vieillard, » dit Cicéron.

Une mode ancienne en France, où chacun, du petit au grand, aime et recherche l'esprit, se pique d'en montrer, se plaît à généraliser sa pensée personnelle pour lui donner de l'étendue et lui* assurer l'autorité et le poids du nombre ; une mode qui ne périt pas chez nous est celle des pensées, des portraits, des maximes: elle a pris dans ces derniers temps une extension, une recrudescence telle que tout journal qui se respecte, illustré ou non, se croirait distancé s'il ne publiait chaque jour des observations, des impressions, des notes, des pensées, des sentences, des maximes sous les rubriques les plus diverses, et qu'on en est arrivé à créer, pour qualifier les auteurs qui se livrent plus spécialement à ce genre , le mot de maximiste.

Nos jeunes lecteurs trouveront à tout instant dans Voltaire, non pas la maxime proprement dite, la pensée cherchée, étudiée, raffinée, ciselée, la maxime de l'auteur qui s'est fait maximiste, mais l'expression vive, nette, rapide, naturelle et simple qui se dégage, qui jaillit du fait, de la situation, du développement, de la page même, le mot qui la prépare ou la résume, qui la caractérise sans affectation, sans pédantisme, sans recherche et sans effort, le mot que dictent la raison et le goût, et qui est le dernier mot de l'art de penser et d'écrire.

J'en citerais autant qu'il y a de pages et de paragraphes dans ces extraits, si je voulais les signaler tous.

Mais, on ne saurait trop le répéter, c'est au lecteur à les relever lui-même, à les consigner, à les noter, à les recueillir, pour sa satisfaction, pour son instruction et son éducation personnelles; et la lecture des grands écrivains de tous les temps et de tous les pays , du sien surtout, n'est profitable que par l'application constante qu'on en fait soi-même au temps ppésent.

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