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Philosophes gaulois qui suceûdérent aux Druides. (Chat

'17,0 CllATRAllîMIANO.

loiiangTS (lo Toulalès; nprôs oiix vonaiont los disciples; ils étaient accompagnés d'un héraut d'armes vêtu do blanc, couvert d'un chapeau surmonté de deux ailes, et tenant à sa main une branche de verveine entourée de deux serjienls. Trois senanis, représentant trois druides, s'avançaient à la suite du héraut d'armes: l'un |»ortait un pain, l'autre un vase plein d'eau, le troisième une main d'ivoire. Enfin la druidesse (je reconnus alors sa profession) venait la dernière. Elle tenait la jilace de i'archidruide, dont elle était descendue.

On s'avança vers le chénc de trente ans oii l'on avait découvert le gui sacré. On dressa au pied de l'arbre un autel de gazon. Les senanis y brûlèrent un |)eu de pain, et y répandirent quelques gouttes d'un vin pur. Ensuite un cubage vêtu de blanc monta sur le chêne, et cou|»a le gui avec la faucille d'or de la druidesse ; une saye* blanche étendue .sous l'arbre reçut la plante bénite ; les autres cubages frappèrent les victiuies ; et le gui, divisé en égales parties, fut distribué à l'assemblée.

Cette cérémonie achevée, on retourna à la pierre du tombeau ; on planta une épée nue, pour indicpiei- le centre du Mallus ou du conseil : au pied du dolmen étaient a|ipuyées deux autres pierres, qui en soutenaient une troisième couchée horizontaleuient. La druidesse monte à cette tribune. Les Gaulois debout et armés l'environnent, lanflis que les senanis et les cubages élèvent des flambeaux : les cœurs étaient secrètement attendris par celte scène, (jui leur rappelait l'ancienne liberté. Quelques guerriers en cheveux blancs laissaient tomber de grosses larmes, (pii roulaient stn- leurs boucliers. Tous penchés en avant, et ap|iuyés sur leurs lances, ils semblaient il/'ià prêter rurcille aux paroles de la druidesse.

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