‹ ExtraitsChapitre 176 sur 285 · I.KS MAliTVI'.S. 'i.M · texte numérisé non relu

I.KS MAliTVI'.S. 'i.M

tM>. Il se lève debout, el, enfonçanl ses ongles dans les llaiio du fils de Lasthénès, il (h'-cliire avec ses dents les rijaules (lu confesseur intréinde. Comme Cymodocée, toujours ])ressée dans le sein de son époux, ouvrait sur lui des yeux pleins d'amour et de frayeur, elle aperçoit la tète sanglante du tigre auprès de la tète d"Eudore. A 1 instant la chaleur abandonne les membres de la vierge victorieuse; ses paupières se ferment; elle demeure suspendue aux bras de son époux, ainsi qu'un flocon de neige aux rameaux d'un pin du Ménale ou du Lycée. Les saintes martyres, Eulalie, Félicité, Perpétue, descendent pour chercher leur compagne : le tigre avait rompu le cou d'ivoire de la fille dllomère. L'angle de la mort coupe en souriant le ïi\ des jours de Cymodocée. Elle exhale son dernier soupir sans effort et sans douleur: elle rend au ciel un souffle divin, qui semblait tenir à peine à ce corps formé par les Grâces ; elle tombe comme une fleur que la faux du villageois vient d'abattre sur le gazon, lùidore la suit un moment après dans les éternelles demeures : on eût cru voir un de ces sacrifices de paix, oii les enfants d'Aaron offraient au Dieu d'Israël une inlombe el un jeune taureau.

Les è|)Oux martyrs avaient à peine reçu la iialme, que l'on aperçut au milieu des airs une croix de lumière, semblable à ce Labarum qui fit triompher Constantin; la foudre gronde sur le Vatican, colline alors déserte, mais souvent visitée par un esprit inconnu, l'amphiliièâtre fut ébranlé jusque dans ses fondements: toutes les statues des idoles tombèrent, et l'on entendit, comme autrefois à Jérusalem, une voix qui disait :

« Les dieux s'en vont. »

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