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ÉTUDES HISTORIQUES

NOTICE

« Sous le rapport sérieuv, nous dit Cliateaubi'iand dans les Mémoires d' Outre- Tombe, y sti complété le Génie du Christianisme dans mes Études historiques, un de mes écrits dont on a le moins parié et qu'on a le plus volé. »

Bien que les Etudes historiques ne soient pas •< tombées à plat ■■ , puisqu'elles ont eu, en seize ans, seize éditions, — dont quatre en dehors des Œuvres complètes. — il est certain ({uelles n'ont pas obtenu tout le succès que Chateaubriand escomptait, et qu'elles méritaient. Cela tient en partie auv conditions défectueuses dans lesquelles elles ont vu le jour. Noyés en quelque sorte dans la collection de ses Œwres complètes.! publiés au lendemain de la Révolution de juillet, dans tout le tumulte de l'organisation du régime nouveau, ces quatre gros volumes pouvaient paraître manquer un peu d' « actualité » et d' « opportunité » : ils n'avaient rien qui pût attirer l't provoquer l'attention publique. De | lus, un mot malheureuv de V Avant-Propos .1 corrigé, je le sais, quelques lignes plus loin, pouvait l'aire croire aux lecteurs distraits que « les di\huit mois qui venaient de s'écouler » avaient suffi à « la composition » dune œuvre d'aussi longue haleine; et beaucou|) d'entre eux se crurent en présence d'un de ces « travaux de librairie » auxquels les auteurs besogneux se condamnent quelquefois'. Quelques confidences sur « sa méchante fortune », l'état d'inachèvement de certaines parties de l'ouvrage durent

1. Cf. pourtant dans le National du 11 mai 1831, un assez bon article de Charles Magnin (recueilli dans ses Causeries, t. I, 1843).

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