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ETAT DE L"EMPIRE ROMAIN AU 111^ SIECLE DE NOTRE ÈRE

lleprésenlez-vous l'État en pioie aux diverses usur- |i;i lions, les tyrans se battant entre eux, se défendant conlre Ifs troupes (\n prince légitime, re|toussant les liarbares ou les appelant à leur secours : Ingennus avait un cor[i^ de Koxolans k sa solde. Posthume un corps de Franks. Un ne savait plus où était lEmpire : Romains et Barbares, tout était divisé, les aigles romaines contre les aigles romaines, les enseignes des Hoths opposées aux i-nseignes des Goths. Chaque province reconnaissait le lyran le plus voisin: dans l'impossibilité d'être protégée |i;u' le tiroil. on se soumettait au fait. Un lambeau de pourpre faisait le malin un empeieur. le soir une victime, l'ornement d'un trône ou dun cercueil. Saturnin, obligé d'accepter la .-ouveraine puissance, s'écria : « Soldats, vous changez un général heureux, pour faire un empeieur miséral)le ».

-m (.HATEAUDRIAND.

Et à travei's tout cela, des jeux |)ublics, des niarlyrs, des sectes panai les chrétiens, des écoles chez les philosophes, oîi Ton s'occupait de systèmes métaphysiques au milieu des ci'is des Barbares.

La peste, continuant ses ravages, emportait dans la seule Rome cinq mille personnes par jour : disette, famine, tremblement de terre, météores, ténèbres suinaturelles, révolte des esclaves en Cilicie, rébellion des Isauriens, qui renouvelèrent la guerre des anciens pirates; tumulte effroyable à Alexandrie : chaque édifice, dans celte immense cité, devint une Forteresse, chaque rue un chani]) do bataille; une partie de la population périt et le Brachion resta vide. Et parmi ces calamités, il faut encore liouver place pour la suite de la grande invasion des (lolhs.

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