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Les derniers jours de Napoléon. D'après la statue de Vêla. {Musée de Versailles.)
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vollairions, dos onilours de carrolbiirs, des égorgeurs de prisons et de rues, des claquc-denls de tribune, de clubs et d'échafauds, pour les avoir réduits à servir sous lui ; il est grand pour avoir enchaîné une tourbe anarchique ; il est grand pour avoir fait cesser les familiarités d'une commune fortune, pour avoir forcé des soldais ses égaux, des capitaines ses chefs ou ses rivaux, à fléchir sous sa volonté; il est grand surtout pour être né de lui seul. |)Our avoir su, sans aulre auloiilc ipie celle de son génie, pour avoir su, lui, se l'aire uliéir jiai' Irenle-six millions de sujets à l'époque où aucune illusion n'environne les trônes; il est grand |iour avoir abattu tous les rois ses opposants, pour avoir défait toutes les armées, quelle qu'ait été la différence de leur disci|)line et de leur valeur, poui- avoir a|(pris son nom aux peuples sauvages comme aux peuples civilisés, pour avoir surpassé tous les vainqueurs qui le précédèrent, pour avoir rempli dix années de lels prodiges qu'on a ])eine aujourd'liui à les comprendre...
Le 3 mai, .Xapoléon se fil adininislrer rextréme-onclion et reçut le saint viatique. l.o silence de la chamiu'e n'était interrompu que par le hoquet de la mort uiélé au bruit régulier du balancier d'une jiendule ; Fombre. avant de s'arrêter sur le cadran, fil encore quelques tours; l'astre qui la dessinait avait de la jieine à s'éteindre. Le 4, la tempête de l'agonie de Cromwell s'éleva : presque tous les arbres de Longwood furent déracinés. Enfin, le 5, à six heures moins onze minutes du soir, au milieu des vents, de la pluie et du fracas des Ilots, Bonaparte rendit à Dieu le plus puissant souffle de vie qui jamais anima l'argile humaine. Les derniers mots saisis sur les lèvres du conquérant furent: « Tête... armée, ou tête d'armée. » Sa i)ensée errait encore au milieu des combats. Quand il ferma ]jour jamais les jeux, son épée, expirée avec lui, était couchée à sa
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jiauclie', un crucifix reposait sur sa poitrine : le symbole pacifique appliqué au cœur de Napoléon cahna les palpitations de ce cœur, coninic un rayon du ciel fait tomber la vaaue.