RESSENTIMENT A MONTLOSIER
Mon re>scnliiiient. c'est une aiihv ;ilt'aiiv. M. île ^illèle, que j'aimais sincèrement, cordialoment. a non seulement manqué aux devoirs de l'amitié, aux marques publiques d'attachement que je lui ai données, aux sacrifices que j'avais fait pour lui. mais encore aux plus simples procédés.
Le Roi n'avait plus besoin de mes services, rien de |ilus naturel que de m'éloigner de ses conseils; mais la manière est tout pour un galant homme, et comme je n'avais pas volé la montre du Roi sur sa cheminée, je ne devais pas être chassé comme je l'ai été. J'avais l'ait seul la guerre d'Espagne el maintenu l'Europe en paix pendant cette période dangereuse: j'avais par ce seul fait donné une armée à la légitimité, et, de tous les ministres de la Restauration, j'ai été le seul jeté hors de ma place sans aucune manpie de souvenir de la couronne, comme si j'avais trahi le prince et la pallie. M. do Villèle a cru que j'accepterais ce traitement, il s'est trompé. J'ai été ami sincère, je resterai ennemi