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DELICATESSE AU COMTE DE LA FERRONNAYS

Lundi. 26 )iini 1828. — .Noble comlc, en idisanl voire lettre, j'ai vu (|ii(' \v duc de Laval éprouvait de vifs regreis de quitb'r Koiue. J'ai su d'autre part qu'il avait manifesté les mêmes regrets à ses parents et uses amis.

l'uur lien au momb', je ne vouiii'ais Iroubler la destinée d'un liommc. cl à |)lus forte raison d'un liommo (|ui, comme le i\w Ar Laval, n'a jamais eu (|ue de bons jirocédés envers moi. L<' roi n'a pas de u)eilleur, de de plus fidèle el de plii> noble serviteui' que son ambassadeur actuel auprès du Saint-Siège.

Dans cette posilion, (juil me soit permis de m'adiess.cj' plus à Fami qu'au minisire. Je ne pourrais accepter la haute mission dont il plairait à S. M. de m'honorer, que dans le cas où le duc de Laval croirait devoir lever luimême mes scrupules. Jamais je n'occuperai sa |jlacc (|ue de son aveu. C'est lui qui doit trancher la queslion.

Pardonnez, noble comte, ces importunités et ces petits intérêts ])ersonnels, bien ennuyeux dans l'ensenddc des atîaires générales. Vous savez que je ne demande rien que d'être passif dans ces arrangements. Je n'ai d'autre désir que d'entretenir entre nous tous la bonne harmonie, et d'apporler au gouvernement du Roi le pou

t. Minisire des Allaires élrangtires. Le iluc de Laval était le |ii-t/déce^>eur ■ Chateaubriand à l'ambassade de Rome

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