LE MAL DU SIECLE ET SON REMEDE
.11' l'ai SLiitie aussi, celle soil' vague de quelque chose. i;ili' ma Iraînée dans les solitudes nuietles de TAmél'ique. el dans les villes bruyantes de l'Europe; je me suis enluncé pour la satislaire dans l'épaisseur des l'orèls du Canada, et dans la foule ipii inonde nos jai-dins et nos temples. (Jue de fois elle m'a contraint lie siirlir d;\s spectacles de nos cités, pour aller voir le sdleil se coucher au loin sur ([uelque site sauvage! que lie fuis t'i-happé à la suciéli' des hommes, je me suis lenu imiiHibili' sur une grève solitaire, à contempler diiiani il(>- heures, avec cette mèuu' inquiétude, le lalileau ]ihilosophique de ja mer! Elle m'a fait suivre autour de leurs palais, dans leurs chasses pompeuses, ces rois qui laissent après eux une longue renommée; et j'ai aimé, avec elle encore, à m'asseoir en silence à la porte de la hutte hospitalière, près du sauvage qui liasse inconnu dans la A'ie, comme les fleuves sans nom de ses déserts. Homme, si c'est ta destinée de porter partout un cœur miné d'un désir inconnu; si c'est là ta maladie, une ressource te reste. Que les sciences, ces lillr- (lu cil'], vii'nnenl reiii|,lii' Ir vide fatal qui te conilnii-a loi ou tard à la perte. Le calnie des nuits l'appelle. \s)is ces millions d'astres élincelants, suspendus de toutes parts sur ta tète; cherche, sur les |ias des Newton, les lois cachées qui promènent niagnillipuMuent ces globes de feu à travers l'azur céleste : ou. si la Divinité touche ton àuie, médite en l'adorant >ur cet Être incompréhensible qui renqdit de son iiiunensité ces espaces sans bornes. (Jes études sonlilles tiop sublimes pour ton génie, ou serais-tu assez misérable pour ne point espérer dans ce Père des
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ariligùs (|Lii riins()lci;i ceux ([iii iilcurcnl? Il csL d'aulros occupalions aussi aimables et moins iii'oron(lo.s. Au lieu <lc l'cnlretenii' des iiaines sociales, observe les paisibles i:'énêrations, les douces syiu])atliies, e[ les amours du ivgne le plus cliai-man! de la nalu)'<'. Alors lu ne connailras que des ])laisirs. Tu auras du moins cet avanlaji'e, que clia([ue malin lu rdrouveras les plantes <'héi"ies'; dans le monde, (pie d'amis (inl pressé le soir Jiii ami sur leur ru-ur, et ne Fonl plus lioiivr ;i leuir(''\('il! Nous sonnucs ici-bas comme au speclacle : si nous détournons un moment la télé, le coup de sifllel pari, les palais enclianlés s"(''\anouiss(>nl ; et lorsque nous i-amenons les yeux sur la scène, nous n'apercevons jilus i\[ir (b's d(''serls el des acteurs inco)nius-.