LES FIANÇAILLES
Dans nos campagnes, les liançailles se moulraieut encore avec leurs grâces antiques. Par mie belle matinée du mois d'août, un jeune pay.san venait chercher sa prétendue à la ferme do son futur beau-père. Deux ménétriers, rappelant nos anciens minstreh^ ouvraient la |)Ompe en jouant sur leur violon des romances du temps de la chevalerie, ou des cantiques des pèlerins. Les siècles, sortis de leurs tombeaux gothiques, semblaient acompagner cette jeunesse avec leurs vieilles mœurs et leurs vieux souvenirs. L'épousée recevait du curé la bénédiction des fiançailles, et déposait sur l'autel une quenouille entourée de rubans. On retournait ensuite à la ferme; la dame et le seigneur du lieu, le curé et le
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jiiL;'!' (lu villagf s'asseyaioiit avec les l'iiliirs (''[loiix, los lalioiii'iMirs i'\ los inalmues, aiildiir d'iino lahle où olaiont sfi-vi>; le verra! (rKiiinéc ' cl le veau gras des palriarclirs. La fête se terminait par une ronde dans la grange voisine; la demoiselle du château dansait, au son de la musette, une ballade avec le tiaucù, tandis que les spectateurs étaient assis sur la gerbe nouvelle, avec les souvenirs des filles de Jéthro, des moissonneurs de Booz, et des fiançailles de Jacob et de Rachel-.