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LA CONSCIENCE

(Iliaque lionunc a au milieu du comr un tribunal où il commence par se juger soi-même, en attendant (jue l'Arbitre souverain confirme la sentence. Si le vice n'est ((u'une conséquence physi(|ue de notre organisation, d'où vient cette frayeur qui trouble les jours d'une prospérité coupable? IVjurquoi le remords est-il si terrible, qu'on préfère de se soumettre à la pauvreté et à toute la rigueur de la vertu, plutôt que d'acquérir des biens illégitimes ".'Pourquoi y a-t-il une voix dans le sang, une parole dans la pierre ? Le tigre déchire sa proie, et dort;

I. Il est presque superflu de faire observer l'accent tout personne.} et prcsipie contulentiel de cette page: r"est l'éniipré, c'est l'exilé rie Lonilrcqui parle ici; el, parmi ses lecteuis, coniliien, ayant l'ail la niènie expérience de l'exil, lui ont su gré d'avuir parlé en leur propre nom, et d'avoir ravivé leurs anciennes émotions !

LE CKXIK III CIIIUSTIAMS.MK. I(t7

riioiiiiii(> (IcviciitlKUiiiciilc, cl veille'. Il clirirlic les litnix iléserts, t't cepemljiut la soliLudc l'effraye : il se traîne autour des tombeaux, et cependant il a peur des tombeaux. Son regai'd est mobile et inquiet; il n'ose regarder le mur de la salle du festin, dans la crainte d'y lire des caractères funestes*. Ses sens semblent devenir meilleurs pour le tourmenter : il voit, au milieu de la nuil, des lueurs menaçantes; il est toujours environné de l'odeur du carnage, il découvre le goût du poison dans le mets qu'il a lui-même apprêté; son oreille, d'une étrange subtilité, trouve le bruit oii tout le monde trouve le silence; et sous les vêtements de son ami, lorsqu'il l'embrasse, il croit senlir un poignard caché.

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