‹ ExtraitsChapitre 85 sur 285 · LA COMMUNION DES SAINTS · texte numérisé non relu

LA COMMUNION DES SAINTS

Ini' auti'c source de poésie qui découle du puru-aloire est, ce dogme par qui nous sommes enseignés que les prières et les bonnes œuvres des mortels hâtent la délivrance des âmes. Admirable commerce cnlre le fils vivant et le père décédé, entre la mère et la tille, entre répoux et l'épouse, entre la vie et la mort 1 ihn- île choses altendris.santes dans cette doctrine! Ma vertu, à moi chétif mortel, devient un bien commun pour tous les chrétiens; et, de même que j'ai été atteint du [léché (TAdam, ma justice est passée en compte aux autres. Poètes chrétiens, les iirières de vos Nisus atteindront un Eurvale ' au ddii i\u tombeau; vos riches pourront partager leur siipci-llu avec le pauvi'e; et ]i0ui' le plaisir qu'ils auront eu ;i faire cette simple, celte agréable action, Dieu les en récompensera encore en retirant leur père et leur nièie d'un lieu de peines! C'est une belle chose d'avoir, par l'attrait de l'amour, forcé le cœur de l'homme à la veitii, et de penseï- que le même denier ipii donne le pain du moment au misérable, lionne peut-être à une ànie délivrée une place éternelle à la table du Seigneur.

1. Nisus Pt Eiii'yale, Ikm-os troyens, uni- p.nr iino l'imito nmitii' qu'a iliantée Virîrile ilans Vfînéide.

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