LE SON DES CLOCHES
\\or qiii'I [ilaisir l'\ tliaf;-()i'i'. i[ui |ii'i"laif l'un'illi' an iiiarl<\'ni du l'urporon, n"eùl-il point Ocouti'- le bruit do nos cloches, la veille d'une solennité de l'Eglise! L'âme peut être attendrie par les accords d'une lyre, mais elle ne sera pas saisie d'enthousiasme, comme lorsque la foudre des combats la réveille ou qu'une puissante sonnerie prorlame dans la région des nuées les triomphes du liiiii drs batailles.
Et jiourtantce n'était pas là le caractère le plus remarquable du son des cloches, ce son avait une foule de relations secrètes avec nous
Lorsque, avec le chant de lalouette, vers le temps de la coupe des blés, on entendait, au lever de l'aurore, les petites sonneries de nos hameaux, on eût dit que l'ange des moissons, pour réveiller les laboureurs, soupirait, sur i|uelque instrument des Hébreux, l'histoire de Sépiiora ou de Xoémi. H nous semble que, si nous étions poètes', nous ne dédaignerions point cette cloche (K/lIrc jnii' lt\< firntomrn dans la vieille chapelle de la forêt, ni celle qu'une religieuse frayeur balançait dans nos campagnes pour écarter le tonnerre, ni celle qu'on sonnait la nuit dans certains ports de mer pour diriger le pilote à travers les écueils. Les carillons des cloches, au milieu de nos fêtes, semblaient augmenter l'allégresse publique; dans les calamités, au coidraire. ces mêmes bruit-; devenaient terribles. Les cheveux dressent encore ^ur la ti-te.
1. l'ocle, il IVst, certes, et il doit bien s'en douter. Mais ce poète fait ici œuvre doctrinale, et il signale à ceux qui lui succéderont tons les irrands thèmes dont va bientôt s'inspirer toute la poésie rnmantiqiif. I.e (renie fin CItristinnismi' e«t comme la BIMp du romantisme.
\'ll CIIATKAriililAMi.
au soiivenii' de ops jours «le meurtri' d ilo l'en, ri-lentir.sant dos clameurs du tocsin!