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LES ROGATIONS

Les solennités du christianisme sont coordonnées d'une manière admirable aux scènes de la nature. La fête du tlréaleur arrive au moment où la terre et le ciel déclarent sa puissance, oîi les bois et les champs fourmillenl de a-énérations nouvelles : tout est uni par les plus doux liens: il n'y a pas une seule plante veuve dans les campagnes.

La chute des feuilles, au contraire, amène la fête des Morts pour l'homme, fiui tombe comme les feuilles des bois.

Au printemps, l'Église déploie dans nos hameaux une autre pompe. La Fête-Dieu convient aux splendeurs des cours, les Rogations aux na'ivetés du village. L'homme rustique sent avec joie son âme s'ouvrir aux influences de la religion, et sa glèbe aux rosées du ciel: heureux celui cjui portera des moissons utiles, et dont le cœur humble s'inclinera sous ses propres vertus, comme le chaume sous le grain dont il est chargé!

Les cloches du hameau se font entendre, les villageois ijuittent leurs travaux, le vigneron descend de la colline, le laboureur accourt de la plaine, le bûcheron sort de la l'orèl; les mères, fermant leurs cabanes, arrivent avec leurs enfants, et les jeunes filles laissent leurs fuseaux, leurs brebis et les fontaines, pour assister à la fête.

On s'assemble dans le cimetière de la paroisse, sur les tombes verdoyantes des a'ieux. Bientôt on voit paraître tout le elers-é 'destinera la cérémonii' : c'est un vieux

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