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lE GÉNIE DU GllUISTIANISME. l'i!»
le liL'ios ruliii', r{>liyion, fidélité et amour. Le service fie récuyfM' consistail, en paix, a trancher à lable, à scivii' liii-incnie les viandes comme les guerriers d'Homère; à donner à laver aux convives. Les plus grands seigneurs ne rougissaient \mnl de remplir ces offices. « A une table devant le roi, dit le sire de Joinville, mangeait le roi de Navarre, qui moult estoit paré et aourné de drap d'or, en cotte et mante), la ceinture, le l'ermail et chapel d'or lin, devant lequel je Iranclioys. »
1/éciiyer suivait le chevalier à la guerre, portait sa l;ince, cl son heaume élevé sur le pommeau de la selle, cl conduisait ses chevaux en les tenant par la droite. « Quand il entra dans la forest, il rencontra quatre escuyers qui nienoient quatre blancs destriers en dextre *. » Son devoir, dans les duels et batailles, était de fournir des armes à son chevalier, de le relever quand il était abattu, de lui donner un cheval frais, de ])arer les coups (pi'on lui portail, mais sans pouvoir combattre lui-même. Knlin. lorsqu'il nr. UKUKiuait plus rien aux ipialités du lioursuivant (Carmes^ il était admis aux honneurs de la, chevalerie. Les lices d'un tournoi, un champ de bataille. le loss(' (fun cli;ile,ni, la brèche d'une tour, étaieni souvenl je Ili('àlre honorable où se conférait l'ordre des vaill.uils e| (|(>s preux. Jtans le lumulle d'une mêlée, de liraves écuycrs lomliaient aux genoux du roi ou du général, (|ui les créait chevaliers en leur frappant sur l'épaule trois coups du plat de sonépée. Lorstpie Bavard eut conféré la chevalerie à François 1" : « Tu es bien heureuse, dit-il en s'adressant à son épée, d'avoir aujourd'hui, à un si beau et si puissant roi, donné l'ordre de la chevalerie ! Certes, ma bonne espée, vous serez comme relique gardée, et sur toute autre honorée. » Et puis, ajoute l'historien, « fit deux saults; et après remit au fourreau son espée ».