En 1730. Voy. Inirod.,^. xi
2. Officier suhonlomié :i l'inlendaiit dans les province» Iranroiscs.
3. Je crois entendre nnbel esprit de Paris se récrier, pourvu qu'il ne lise pas Ini-mènne, à cet endroit comme ù bien d'autrc.i, «t démon-
trer doctement aux dames (car c'est surtout aux dames que ces messieurs démontrent) qu'il est impossible qu'une maison de bois soit chaude. « Grossier mensonge !
erreur de physique ! Ali I pauvre auteur! > Quant 6 moi, je croi* \r\
I de mille travaux amusants, qui ciiassent l'ennui de son ■ asile, et ajoutent à son bien-être. Jamais menuisier, serru- /tvl'ier, vitrier, tourneur de profession, n'entra dans le pays, Il tous le sont nniir piix-mêmes. aucun, f]f T^^' pour nntnil-
dans la multitude de meubles commodes et jnêrne éléjgants qui composent leur ménage et parent leur logement, on n'en voit pas un qui n'ait été fait de la main du maître. Jl leur reste encore du loisir pour inventer et faire mille instruments divers, d'acier, de bois, de carton, qu'ils vendent aux étrangers, dont plusieurs même parviennent jusqu'à Paris entre autres ces petites horloges de bois qu'on y voit depuis quelques années. Ils en font aussi de fer; ils font même des montres; et, ce qui paraît incroyable, chacun réunit à lui seul toutes les professions diverses, dans lesquelles se subdivise l'horlogerie, et fait tous ses outils lui-môme.
Ce n'est pas tout : ils ont des Hvres utiles et sont passablement instruits : ils raisonnent sensément de toutes choses, et de plusieurs avec esprit'. Ils font des siphons, des aimants, des lunettes, des pompes, des baromètres, des chambres noires; leurs tapisseries sont des multitudes d'instruments de toute espèce : vous prendriez le poêle -
iléiuoiislratiou sans réi)Hque. Tout ce que je suis, c'est (|ue les Suisses passent chauclenienl leur hiver, au milieu des neiges, dans des maisons de bois. (Note de Rousseau.)
1. Je puis citer eu exemple un iiomme de mérite, bien conuudans Paris, et plus d'une fois honoré des sullragcs de l'Académie des sciences; c'est M. Rivaz, célèbre Valaisan. Je sais bien qu'il n'a pas beaucoup d'égaux })armi ses compatriotes; mais enfin c'est en vivant comme eux qu'il apprit à les
surjiasser. (.Note de Rousseau.) — Ce Rivaz (Pierre), natif de Saint- Gingolph en Savoie, est un estimable mathématicien et archéologue.
2. Chambre chauffée par un poêle. — Cf. Descartes, Disc, de la 'Méthode, 2' partie : « Le commencement de l'hiver m'arrêta en un quartier où, ne trouvant aucune conversation qui me divertît.., je demeurais tout le jour enfermé seul daiis un poêle, où j'avais tout loisir de m'entrelenir de mes pensées. »
d'un paysan pour ufi atelier de mécanique et pour un cabinet de pliysique expérimentale. Tous savent un peu dessiner, peindre, chiffrer; la plupart jouent de la flûte; plusieurs ont un peu de musique et chantent juste. Cjgs arts ne leur sont point enseignés par des niaîtres, mais ^<v^y leur passent, pour ainsi dire, par tradition. De ceux que j ai vus savoir la musique, l'un me disait l'avoir apprise de son père, un autre de sa tante, un autre de son cousin; (pielques-uns croyaient l'avoir toujours sue. Un de leurs plus fréquents amusements est de chanter avec leurs femmes et leurs enfants les psaumes à quatre parties; et l'on est tout étonné d'entendre sortir de ces cabanes champêtres l'harmonie forte et mâle deGoudimel', depuis si longtemps oubliée de nos savants artistes.
.le ne pouvais non plus me lasser de parcourir ces charmantes demeures, que les habitants de m'y témoigner la plus franche hospitalité. Malheureusement j'étais jeune; ma curiosité n'était que celle d'un enfant, et je songeais plus à m'amuser qu'à m'instruire. Depuis trente ans, le peu d'observations que je fis se sont efl'acées de ma mémoire. Je me souviens seulement que j'admirais sans cesse, en ces
hommes singuliers, np mélangp étonnant d^l.fig^^^g^ .^'^ [
sjinplicité^ qu'on croirait presque incompatibles, et que je j n'ai plus observé nulle part. Du reste, je n'ai rien retenu de leurs mœurs, de leur société, de leurs caractères. Aujourd'hui que j'y porterais d'autres yeux, faut-il ne revoir
plus cet heureux pays»! Uélas! il ^<t ^"r la mnlP Hn mign (T)
1. Musicien franc-comtois du XVI' siècle, qui a compose un chant à quatre parties sur les Psaumes traduits par Clément Marol et Théodore de Bèze.
J.-J. UoïïssEAi:. — Extraits. "l\J
2. Il le revit quatre ans après, mais ne parait pas avoir retrouvé le même enthousiasme : est-ce les MoiitagDons ou lui qKi avaieul changé? ^