‹ F. BoucherChapitre 39 sur 67 · Devis des de'penses à faire à l’atelier de M. Boucher · texte numérisé non relu

Devis des de'penses à faire à l’atelier de M. Boucher

M. d’Ile. (Arch. nat., 0‘, 1924.)

(avec un plan), par

Dcsmii Je !■’. Boucher, uyuiit fait partie Je la collection Je \l. Je l.i lloje et reproJuit J'après une gravure Je la collection Je M. Henri Lacroix.

LES ARTISTES CÉLÈBRES

plancher de la cuisine et de l’entresol, etc., etc. Ces détails insignifiants n’ont ici leur place que pour expliquer la lettre suivante, écrite, à cette occasion, par Marigny au nouveau titulaire :

« Fontainebleau, 18 octobre 1752.

« M. d’Isle m’a envoyé le plan de la première pièce de votre nouvel atelier et suivant ce qu’il m’a mandé, le devis de ce qu’il y a a faire, en y comprenant la partie neuve que vous demandez, coûterait au Roi p5 8 livres.

« Vous connaissez mes sentiments pour vous, toute ma bonne volonté et l’envie que j’ai de vous obliger. Mais observez que vous venez d’obtenir tout récemment des grâces du Roi, que je ne puis ordonner cette dépense sans en parler à Sa Majesté; j’appréhenderais si je le faisais que vous lui parussiez importun, ce qui pourrait vous nuire dans des occasions plus opportunes et que le Roy ne me dît : Mon premier peintre s’était contenté de son atelier dans l’état où il était. Je ne pense pas que vous deviez vous exposer à cet inconvénient 1 »

On voit que, dans cette fin de non-recevoir, il entrait beaucoup de bienveillante sollicitude et qu’un pareil refus n’avait rien d’inquiétant.

On travaillait alors à l’embellissement de Fontainebleau. Mme de Pompadour venait de s’y faire construire « un Ermitage » ; on avait aménagé une aile nouvelle du palais pour le service du roi et quand il s’était agi de décorer de nouveaux appartements, Boucher, on le pense bien, n’avait pas été oublié. Déjà, en 1748, il avait été chargé de peindre, pour la salle à manger du Roi, un tableau de 4 pieds de haut sur 2 1/2 de large, représentant deux Nymphes de Diane au retour de la chasse , dont le mémoire avait été payé 600 livres, le 3i décembre 1748 2. Marigny lui confia la décoration beaucoup plus importante de la salle du conseil. Lépicié, qui visitait souvent les ateliers et tenait le directeur général au courant de l’état d’avancement des travaux commandés, écrivait le 14 juillet 1 7 5 3 : « Le sr Boucher travaille sans relâche au

1. Arch. nat., O1, 1924. Il y a bien 758 livres sur la minute de la lettre. Le chiffre paraît bien modeste pourtant, surtout quand on le compare au remboursement de

4.000 livres que Marigny fit, quelques anne'es plus tard, obtenir à Boucher, sur les

9.000 qu'il avait dépensés en « ajustements intérieurs. » (Arch. nat., O1, 1064.)

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