‹ F.-D. Froment-Meurice, argentier de la villeChapitre 5 sur 20 · BRACELET GARNI D’ÉMERAUDES · texte numérisé non relu

BRACELET GARNI D’ÉMERAUDES

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prête pas facilement à l’application de la ciselure, et M. Froment-Meurice paraît employer le moulage de préférence aux autres procédés économiques. Avec des modèles bien faits et des fondeurs habiles, il obtient des surmoulés parfaitement nets, sur lesquels la ciselure n’a plus rien à faire.

Nous ne connaissons pas « le service à thé, style du XVIe siècle, avec des dispositions qui rappellent le genre oriental » , qui fut cité et qui, nous l’avouons, nous suscite certaines méfiances. Le mélange des styles, l’architecte Davibud nous en a donné dans le palais du Trocadéro un exemple topique. Il n’y a plus à y revenir, ni dans les commandes officielles, ni dans la haute industrie d’art.

Mais les détails de l’exécution étaient, paraît-il, d’un vif intérêt. On voit notre orfèvre essayant les moyens nouveaux fournis par la science.

L’anse d’ivoire est ingénieusement recouverte en métal, et la dorure par immersion (on en était aux premiers résultats de l’argenture par le procédé Ruolz), essayée sur le sucrier et le pot au lait, est peut-être la première expérience de ce genre qui ait réussi complètement sur des pièces de cette dimension.

Le rapporteur citait enfin, pour appuyer la médaille d’argent, « les plats fort simples, mais ajustés, avec des bords moulés ; et un plateau pour dessert, obtenu par des procédés de moulage qui en rendent le prix très modique... »

Je n’ai eu sous les yeux, des produits de cette époque encore hésitante, qu’un bracelet en or ciselé (1839) L Au centre, une pierre taillée, au cadre de laquelle s’adossent deux génies chevauchant des dauphins; le développement du bracelet se compose d’un motif d’enroulement six fois répété et pris dans un cadre de chaînons carrés où rient des visages bouffis de chérubins.

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