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La température chaude et humide de l'île de Timor Joint son action incessante à l’absence d'exercice musculaire, pour débiliter les Malais. Il est vrai qu’une hygiène, enseignée par une longue expérience , combat sans cesse les effets de cette température; mais ces moyens préservatifs attestent justement une cause puissante d’affaiblissement général, dont l’efjet ne saurait être parfaitement neutralisé. Péron cite, à l’appui de cette opinion, le témoignage de Coulomb, qui recon nut, en faisant travailler des troupes à la Martinique, que les hommes inondés de sueur ne sont pas capables de la moitié de la quantité d'action obtenue en France dans les mêmes travaux.
On ne doit donc pas s’étonner de la débilité musculaire de ces peuples. La force des mains et des reins est un peu plus considérable chez eux que chez les tribus précédentes, par cela seul que , plus civilisés, ils sont mieux nourris et soustraits aux alternatives continuelles de disette et d’abondance : mais ils sont bien plus faibles, sous l’un et l’autre rapport, que les Européens. |
Par un douloureux contraste, les habitants de la terre de Diémen et de la Nouvelle-Hollande sont comme exilés sur une terre ingrate. Rien n’égale l’aridité de cette longue suite de côtes que parcourent les navires de l'expédition. L'eau douce manque presque toujours ; les habitants sont réduits à quelques trous pleins d’eau saumâtre provenant des pluies et imprégnée des matières salines du sol ; ils l’aspirent avec des tiges creuses d’une sorte de céleri sauvage. Il paraît même que, sur les points les plus désolés , à la presqu'île Péron, les naturels sont contraints, comme nous l'avons déjà fait remarquer, de boire l’eau de mer. Le règne végétal, si riche dans les îles malaises et polynésiennes, ne renferme, au con-. traire, dans les plantes indigènes de l'Australie, aucun fruit