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ont chez elles des instituteurs ou des institutrices françaises. Que monsieur l'ambassadeur nous dise, par exemple, si, dans ces mêmes pays, on trouve un aussi grand nombre d'’instituteurs ou de professeursanglais, et sion y témoigne le moindre désir d'apprendre cette dernière langue ?
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« S'il est ensuite des contrées en Europe où la langue française ait une grande prépondérance, c’est en Russie et en Pologne, pays qui ont leurs littérateurs français, lesquels sont appelés souvent, et à juste titre, les Français du nord.
L'empereur Nicolas, avec tout son despotisme, n’a pu supprimer ni l'étude, ni l'usage de cette langue
ui est maintenant dans les mœurs e la partie éclairée de ses peuples.
Au commencement de son règne, Micolas fit publier, par un auteur russe, divers ouvrages dans le but
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de ridiculiser l'emploi de cette langue par les Russes, mais ce moyen n'eut pas desuccès, D'ailleurs, le czar lui-même ne s’exprime le plus souvent que dans notre langue. Lui, ses frères et ses enfants ont eu des gouverneurs français. L'empereur Alexandre avait pour gouverneur le général La Harpe.
‘ Dans les arts et les sciences, c'est toujours aux Français que l'empereur Nicolas donne la préférence. On peut juger de l’exactitude de ceci par le grand nombre de Français que la guerre actuelle oblige de rentrer momentanément oi PP PAMOO dodo r sc doses Quel que soit donc l'avenir de ce vaste empire russe, où la langue française est en honneur et en usage, chez ue seigneur, dans chaque village, depuis la mer Bal.
tique à la mer Noire, on peut dire
que cette langue y est profondé.
ment implantée et que peut-être elle pourra bien un jour servir à la civilisation de ce pays et y devenir la langue dominante. Cette idée, qui peut paraître hardie, dans ce moment, a déjà été exprimée lus d’une fois par des hommes len compétents.
“ Je désire ensuite que l’on établisse, par exemple, l’état comparatif des livres français et des livres anglais qui se vendent en Russie, en Allemagne, en Suisse, en Italie, en Espagne, etc. ; qu'on visite les bibliothèques publiques et particulières dans ces divers pays et l'on reconnaîtra que la littérature française y entre pour les trois quarts, comparativement à la littérature anglaise. Qu'on demande ensuite au voyageur qui a parcouru ces mêmes pays, Si ce ne sont pas les revues et les journaux fran-
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}, X. GARNEAU. 1il çais qui y sont les plus répandus ?
Ce sont là autant de nouvelles preuves de la grande prépondé.
rance de notre iangue en Europe.
Une autre preuve encore, d'ailleurs bien connue, c'est que sachant que nous pourrons nous faire comprendre dans toutes les contrées européennes, et souvent aussi dans les autres parties du monde, nous ne nous occupons Pas assez en France de l'étude des langues vivantes, c'est un grand tort sans doute, et on nous le reproche souvent avec raison. Qu'un Russe,
ar exemple, un Allemand, ou un
talien, visite le centre de la France, il ne trouvera à qui parler, tandis que nous, soit à Berlin, soit à Saint-Pétersbourg, Vienne, Stokholm, Berne, etc., etc. nous savons à l'avance que nous pourrons nous faire comprendre. Les protestants français, par exemple, peuvent assister à leur cuite célébré en fran-
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çais dans toutes les principales villes européennes, de Stokholm à Odessa.
En s'exprimant ainsi, M. Buchanan a voulu aussi faire allusion à la possibilité de l’anghfication du Bas-Canada. Ici, M. Buchanan se trompe encore, cette anghfication ne dépendant pas plus de l'Angleterre que des Etats-Unis, mais uni-
uement des Cadiens-Français.
uel que soit le sort que l’avenir réserve à votre intéressant pays, qu'il fasse partie d’une confédération des colonies anglaises, ou qu'il soit annexé à l’Union américaine, on ne pourra jamais, si le peuple Canadien-Français le veut bien, lui ravir sa langue, sa religion et ses usages, en admettant même
w’il ne pourrait conserver ses lois.
À nationalités ne s’anéantissent pas ainsi. L'histoire moderne nous en présente trop depreuves. Voyez,